À l’approche des fêtes, je fais mon coming-out: Arkham Origins était excellent

Vite, nommez-moi les jeux de la trilogie Arkham: Asylum, City et Knight, n’est-ce pas? Le problème, c’est qu’on oublie souvent qu’il y a un quatrième jeu dans cette trilogie (!!!): Arkham Origins.

Peut-être est-ce parce que le jeu était un prequel (antépisode pour nos amis francophiles), ou peut-être est-ce parce qu’Origins est le seul jeu n’ayant pas été développé par Rocksteady, mais dès qu’on mentionne le nom Arkham Origins à voix haute, les moqueries fusent.

Peut-être est-ce l’esprit des fêtes qui me fait dire ça, mais j’insiste: Arkham Origins est un excellent jeu.

C’est le temps des fêtes (et des Batarangs)

Sorti en 2013, Arkham Origins se déroule à la veille de Noël, comme un Die Hard (Piège de cristal) en collants et en cape.

On nous place dans la peau d’un jeune Batman qui commence sa carrière. Le jeu se déroule 5 ans avant les événements d’Arkham Asylum. La chauve-souris qu’on incarne n’est pas encore le justicier expérimenté qu’on connaît.

En fait, pour la majorité des habitants de Gotham, Batman n’est qu’une légende urbaine, un croque-mitaine dont les criminels entretiennent la légende entre eux.

Ne serait-ce que pour cette prémisse originale, Arkham Origins est digne d’intérêt.

Des jeux qui nous mettent dans la peau d’un Batman expérimenté, avec une galerie de villains bien établie, il y en a des tonnes.

Mais un jeu qui nous place dans la peau d’un tout jeune Batman, qui s’est surtout battu avec des mafieux et des petits vandales jusqu’à maintenant, c’est plus rare.

Encore plus rare est un jeu qui se passe à Noël. À part les jeux bizarres de quilles avec des lutins, j’ai peine à en nommer un.

Mais bon, un jeu qui a l’air intéressant en surface, mais qui est décevant dans les faits, ça arrive souvent.

Pourquoi tant de médisances au sujet d’Arkham Origins? Est-ce parce que le jeu est mauvais?

The Dark Knight Returns… again

Le problème principal de Arkham Origins, selon la plupart de ses détracteurs, serait que le jeu n’est pas assez original.

C’est vrai.

Sorti deux ans après Arkham City, Origins se joue de façon presque identique à son prédecesseur.

Mais est-ce vraiment si grave que ça?

Évidemment, j’apprécie l’innovation. Mais quand un jeu est quasiment identique à un autre titre qui se tient dans les 96% sur Metacritic, est-ce qu’on peut vraiment être fâchés?

Si je réalisais un court-métrage et qu’on me disait qu’on avait l’impression d’écouter Le Parrain, je dirais merci.

Après tout, on achète chaque année les FIFA et les Call of Duty de ce monde, sans rechigner.

Même les titres de Naughty Dog, qui sont toujours encensés par la critique, sont presque toujours bâtis sur le même moule.

Mais quand c’est bon, c’est bon.

Des hauts et des bas

Ça ne veut pas dire qu’Arkham Origins est parfait. Oui, l’histoire aurait pu bénéficier d’un peu plus de travail (et se passer du joker).

Oui, certains combats auraient pu être plus enlevants, notamment l’affrontement contre Shiva.

Mais en même temps, Arkham Origins offre l’un des moments les plus surprenants et drôle de la série, l’affrontement contre l’Electrocutionner.

C’est aussi dans Arkham Origins qu’on retrouve ce qui est à mon avis l’un des deux meilleurs affrontements de boss de toute la série (avec le combat contre Mr Freeze dans Arkham City), le combat contre Deathstroke.

Dans ce combat, on a la chance d’affronter mano a mano un artiste des arts martiaux au talent presque égal à Batman en la personne de Deathstroke. Chaque coup doit être calculé, chaque parade essentielle, chaque erreur dûrement punie.

On a l’impression d’être un combattant aguerri, mais encore en train d’apprendre, qui doit repousser ses limites pour vaincre un ennemi redoutable.

Avec ce combat, l’équipe de WB Montréal a atteint l’un des sommets de la série.

Un leg perdu

Malheureusement, 6 ans plus tard, il faut avouer que le titre développé à Montréal est tombé dans l’oubli.

Même pour WB, c’est comme si ce titre n’existait pas dans la série Arkham. C’est le seul jeu console qu’on n’a pas réédité sur PS4 et Xbox One.

Pourtant, c’est un bon jeu. Non, ce n’est pas un jeu révolutionnaire. Mais Arkham City était tellement bon, je ne me plaindrai pas d’y rejouer dans un contexte différent.

Arkham Origins, c’est comme la bûche de Noël; c’est la même chose à chaque année.

Mais pour ma part, j’en redemande.

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