La licence Pokémon souffle sa 23ème bougie et célèbre cet anniversaire en annonçant la huitième génération des monstres de poche.

Pokémon un pari avant tout

Il y a 23 ans, jour pour jour, le tout premier Pokémon voyait le jour au Japon. Mais je devrai plutôt dire les tout premiers. Car dès le départ il y a eu deux versions. Mais contrairement à l’occident, le Japon a commencé par voir en rouge et vert. On doit ce concept de jeu de rôle jumelé à de la capture et du combat de monstres à Satoshi Tajiri. Passionné par les insectes, il imagine très tôt, à la fin des années 80, un jeu vidéo dans lequel on collectionnerait des monstres. On les ferait combattre et on se les échangerait.

Lorsqu’il découvre la Game Boy au début des années 90, Tajiri, alors co-fondateur de Game Freaks, il la trouve parfaite pour abriter son jeu. Lorsqu’il propose un peu plus tard l’idée à Nintendo, il est sûr que l’entreprise va refuser. Mais, à sa grande surprise, elle accepte! On soulignera le fait que la firme est plus intéressée par le potentiel commercial couplée au fait que depuis 1994, sa Game Boy est désertée par les éditeurs-tiers. Dès lors, lorsqu’un développeur de talent franchi les portes, Nintendo lui déroule pour ainsi dire le tapis rouge. La suite, on la connait, Pocket Monsters Akai (Rouge) et Midori (Vert) voient le jour en 1996 et les enfants se l’arrachent. Les ventes de Game Boy redécollent. Les éditeurs-tiers rappliquent de nouveau. Nintendo évite le pire, causé en partie par la Nintendo 64.

Des versions inconnues en Occident

Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que les versions que l’on a eu en Occident, soit Rouge et Bleu, ne sont pas les mêmes que les originales japonaise. De manière très brèves, un Pokémon Bleu parait au Japon huit mois après les autres, en octobre 1996. Cette version corrige des bogues, mais surtout voit les spirites des Pokémon retravaillés et certains dialogues sont modifiés. C’est précisément ce jeu qui servira de base pour les versions occidentales.

Mais Nintendo se pose des questions quant à une sortie dans l’Ouest. C’est ce qui explique ce trou de deux ans voire deux ans et demi pour l’Europe. L’entreprise pense que le jeu est tour à tour trop japonais, trop complexe en tant que jeu de rôle, ou encore que les monstres sont trop mignons. L’équipe envisage même de les redesigner! Heureusement pour nous, Hiroshi Yamauchi, président de Nintendo, s’y oppose et voit cette situation comme un nouveau défi à relever.

La phase de localisation prendra un temps considérable. Les traducteurs tiennent en effet à respecter les origines japonaises tout en s’en éloignant quelque peu. Par ailleurs, à part au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni, seuls la France et l’Allemagne traduisent les noms des Pokémon. Julien Bardakoff, le traducteur français, ajoute même que ce n’était pas gagné d’avance pour deux raisons. Nintendo ne voulait en premier lieu pas se séparer des noms anglais et japonais par attachement. Mais, il indique également que chaque nouveau nom devait faire l’objet d’un dépôt de marque. Imaginez la galère surtout maintenant! Mais le succès sera à nouveau au rendez-vous et Nintendo ne regrettera en aucun cas son choix.

Pokémon Épée et Bouclier

Pour souligner cet anniversaire, Nintendo en a donc profiter pour annoncer la huitième génération de Pokémon. Intitulé Épée et Bouclier, nous avons un article qui vous indique tout ce qu’il faut savoir sur ces deux nouveaux jeux Nintendo Switch.

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