Jeux.ca a eu la chance de s’entretenir durant le MIGS 2017 avec Simon Dansereau et Louis-Philippe Coutu du studio Triple Boris, studio indépendant, depuis 2014, de quinze personnes recueillant des vétérans de jeux mobiles et se positionnant comme étant « les AAA du mobile ». De plus, le studio offre plusieurs services ailleurs, par exemple, avec les studios Ludia et Playtika. Notre rencontre durant le MIGS nous a permis de prendre connaissance de ce studio, leurs valeurs et leur vision sur l’industrie du jeu vidéo.

 

 

Low cost, low expectation

Carl nous explique sa vision de la création de jeu vidéo : Low cost, low expectation. Reprenant leurs expériences antécédentes, tel que dans les studios de EA, il y a certains standards à prendre en compte lorsqu’on veut faire un jeu, mais il est si facile d’en prendre trop et que le tout déborde. Or, allant dans ce sens, on ne va pas nécessairement faire des jeux au-delà des attentes ou les faire de manière spectaculaire, mais plutôt essayer d’y aller vraiment dans la qualité. Carl me donne l’exemple de leur jeu Gauche-Droite : le Manoir, en me disant que la jouabilité du jeu est très de base, mais que toute l’énergie et la concentration ont été mises sur les détails des images et tout l’art du jeu. Le résultat : avoir un très beau jeu, simple et facile à jouer pour le plaisir du joueur.

 

 

Flexibilité

Au courant de notre discussion, il fut possible de constater que Triple Boris n’est pas comme les studios typiques que l’on connait : « La particularité avec nous, c’est qu’on se situe à Varenne, ce qui offre la chance au gens n’habitant pas dans la ville de Montréal à venir travailler quand même dans l’industrie du jeu vidéo et de vivre leur passion avec nous sans avoir à traverser le pont chaque jour ».

En effet, comme la plupart des studios de jeux vidéo se situent à la métropole, cela offre une possibilité pour les gens des régions de travailler dans l’industrie. Non seulement la distance au travail est réduite, mais Triple Boris offre tout de même la possibilité à ses employés le choix d’aller travailler dans d’autres studios : « Comme on fait une sorte de sous-traitance dans d’autres studios, ça permet aussi à nos employés de travailler ailleurs, de connaître autre chose et d’approfondir leurs connaissances. C’est varié et à la fois gratifiant ».

Valeurs de l’entreprise

Bien que l’équipe de Triple Boris soit une équipe restreinte, il n’empêche que les liens sont pratiquement aussi tissés qu’une petite famille. Nous avons demandé à Louis-Philippe et à Simon leur secret et leur réponse : avoir des valeurs établies sur la confiance, soit le partage, la famille et la qualité.

Louis-Philippe explique que le partage est important tout simplement parce que les gens sont plus engagés et stimulés lorsqu’ils sentent qu’ils peuvent contribuer à un projet et que leurs idées sonts prises en compte.

Ensuite, il poursuit en disant que la valeur « famille » est un élément vraiment important pour Triple Boris : « Je préfère qu’un employé n’entre pas si son enfant est malade, tout simplement, puis je ne serais même pas fâché au contraire. On prend soin de son équipe de travail en leur donnant des heures flexibles pour leur famille puis aussi, pas d’overtime s’ils ne peuvent pas ». Plusieurs studios n’offrent même pas cette possibilité, ce qui est très humble de Triple Boris.

Objectifs 2018

Bien que 2017 aie été une belle année, l’équipe a bien hâte d’entamer l’année 2018 : « Évidemment on veut grossir les ventes, l’équipe, mais on veut surtout être plus efficace et acquérir plus du côté marketing », nous dit Carl.

Le studio a eu la chance de recevoir un support financier de la part des Fonds des Médias du Canada pour leur prochain jeu ViRus 2022. Ce jeu en réalité virtuelle, à la première personne, offre la possibilité de jouer en solo ou en équipe dans un monde post-apocalyptique où le héros devra se sauver lui et ses pairs. Bon succès à l’équipe!

L’équipe de Big River Studio nous a également reçue et l’entrevue est en lecture ici.