Critique – Shadow of the Colossus

Antoine Clerc-Renaud - 1 Mar. 2018 18h10

 

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Toujours aussi impressionnant et poétique Shadow of the Colossus nous présente un monde et des colosses plus vrais que nature.

Shadow of the Colossus, entre contemplation et action

Voilà un périlleux exercice que de critiquer Shadow of the Colossus tant l’expérience est subjective. La citation ci-dessus d’un épisode de Tintin est ce qui ce rapproche le plus, à notre avis, de ce que l’on ressent en jouant à Shadow of the Colossus. Bien entendu, il y a du bruit, de l’herbe, des arbres et des nuages. Mais c’est le “paysage de cauchemar. Paysage de mort, effrayant de désolation” qui nous intéresse ici.

Dans Shadow of the Colossus, on se retrouve plongé dans un univers en ruine. Comme Tintin qui arrive sur la lune, on est stupéfait de la désolation qui y règne. Mais on imagine également les lamentations, le chagrin et la peine des peuples qui ont probablement vécu puis péri ici. C’est comme si on pouvait entendre résonner leur cri dans chaque colosse que l’on défait. Il n’est par ailleurs pas étonnant d’apprendre que ce chef d’œuvre est japonais. Le paysage ravagé pourrait être Hiroshima ou Nagasaki après les bombes atomiques américaines en 1945. On sent à nouveau à quel point ces événements tragiques ont marqué, bouleversé, puis inspiré les créateurs du pays du soleil levant. De plus, on déambulera dans des paysages variés allant d’une forêt luxuriante où la nature à repris ses droits aux dunes de sable brulant en passant par les constructions en ruine et escarpées.

SHADOW OF THE COLOSSUSSHADOW OF THE COLOSSUSSHADOW OF THE COLOSSUS

Un jeu accessible

Mais Shadow of the Colossus reste tout de même un jeu vidéo. Une œuvre d’art imaginée par Fumito Ueda et parue à l’origine en 2006 sur PlayStation 2. Le développeurs à l’origine d’ICO et The Last Guardian, nous raconte ici une histoire d’amour et de sacrifice empreinte de spiritisme. Notre protagoniste sans nom se rend sur une terre sacrée (ou maudite c’est selon) afin de ressusciter celle que l’on prend pour sa bien-aimée. Pour ce faire, la voix de Dormin, une entité céleste, l’enjoint à défaire les 16 colosses cachés sur ces terres. Contrairement au mythe du héros défini par Joseph Campbell, notre protagoniste ne refuse pas son Appel et se jette à corps perdu dans cette quête hors norme.

SHADOW OF THE COLOSSUS

Après un portage sur PlayStation 3 réalisé par Bluepoint Games, les mêmes développeurs que ceux du présent remake, il était temps de profiter de la puissance de la PlayStation 4 et surtout de la version Pro. Le résultat est tout simplement bluffant.

Les règles du jeu

Pour les nouveaux venus dans ce jeu atypique, Shadow of the Colossus est très simple à prendre en main. Votre protagoniste peut marcher, courir, sauter et s’accrocher à diverses parois. Il a à sa disposition son épée sacrée et un arc au carquois infini.

Shadow of the Colossus se déroule en deux étapes. La première est de trouver le colosse. C’est durant cette phase que l’on va parcourir ce monde dévasté à pied et sur le dos de votre fidèle destrier, Agro. Ce dernier est par ailleurs toujours aussi capricieux à contrôler, surtout dans les phases de combat. En se servant de votre épée sacrée et en la brandissant au soleil en appuyant sur R1, un rayon lumineux vous indiquera où se trouve le gardien. Il vous faudra cependant jouer avec la caméra pour concentrer les faisceaux. Plus ils sont diffus, plus vous vous éloignez de la cible. De plus, certains emplacements vous demanderont de faire preuve de malice et d’être un acrobate pour les atteindre.

Une fois le combat déclenché, il va falloir frapper le colosse à son point faible. Pour le trouver, c’est à nouveau votre épée sacrée qui sera le meilleur guide. Puis viendra le moment d’atteindre ce point faible. C’est à ce stade du jeu que votre endurance sera mise à l’épreuve. En effet, notre héros ne peut rester accrocher que pendant un certain laps de temps. Mais cette persévérance finira par payer. Votre épée en main, au dessus du sceau, il est temps d’appuyer sur la touche carré pour endommager le géant.

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Après l’action, la réflexion

Mais on se pose la question métaphysique de savoir si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Surtout à chaque victoire qui nous pose la question de savoir si tel est vraiment le cas. On agit par amour d’accord mais d’un autre côté, on attaque des créatures qui ne nous ont rien fait de mal. Sans notre présence, elles se reposent paisiblement. C’est seulement à notre vue et apparence de belligérant qu’elles nous attaquent à raison. Mais c’est un autre débat.

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Avons-nous vraiment fait le bon choix?

Si l’expérience était déjà impressionnante sur PlayStation 2 et PlayStation 3, le passage sur PlayStation 4 / Pro change la donne. Les décors prennent vie. On entend les gazouillis des oiseaux, les pas des lézards. On remarque chaque brin d’herbe bouger suite au passage de ces derniers. Notre protagoniste et sa monture paraissent plus vulnérables que jamais. Sans parler des colosses qui sont tout aussi effrayants que majestueux. Ces gardiens des temps immémoriaux nous renvoient à notre petitesse et l’on se doute que la route ne sera pas facile.

Mais ce cru 2018 de Shadow of the Colossus ne reprend pas que les graphismes. L’interface a subi un lifting extrêmement appréciable. Exit le cercle disgracieux qui représente votre endurance. De même, l’icône de l’arme sort de son carré et devient plus petite et sobre. Par ailleurs toute l’interface disparait après un court moment d’affichage pour nous laisser apprécier les paysages variés.

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Encore plus d’améliorations

Par ailleurs, les possesseurs de PlayStation 4 Pro sont encore plus gâtés. Ils peuvent en effet bénéficier du jeu en 60 images par seconde là où les autres culminent à 30 avec quelques chutes ici et là. De plus, un mode cinématique leur est proposé. Ce dernier se joue uniquement en 30 images par seconde mais est destiné à ceux qui veulent et peuvent aller au delà de la 4K.

Mais Shadow of the Colossus est un jeu qui divise. Bien que les développeurs aient inclus un mode contre la montre, la possibilité de collecter des fruits et des lézards pour augmenter respectivement la barre de vie et d’endurance, le jeu de Fumito Ueda est avant tout une expérience ludique. Un jeu qui pousse à la réflexion plutôt qu’à l’action. Le mieux reste encore d’y jouer pour vous faire votre propre opinion.

Pour aller plus loin vous pouvez vous procurer les sublimes musiques du jeu en vinyle ou consulter notre article sur des anecdotes liées au jeu.