Sony a rectifié l’ampleur de sa réduction de production de disques. Les jeux physiques PlayStation déjà commercialisés ne vont pas se raréfier au rythme redouté cet été. Voici ce qui change, et ce qui reste inchangé.
L’alerte est partie d’un entretien accordé en juillet par Dietmar Tanzer, président de Sony DADC, à un média autrichien. Ses propos sur l’usine de Thalgau ont été compris comme une chute de la production à 10 % de son volume actuel.
Le journaliste Brian Crecente a obtenu la mise au point de la filiale, relayée par la newsletter Game. Le porte-parole y indique que le dirigeant anticipait une baisse du volume global de produits de 10 %, et non une chute jusqu’à 10 %. L’usine conserve donc l’essentiel de sa capacité.
Les jeux physiques PlayStation déjà sortis restent réimprimables
Cette précision porte uniquement sur la période allant jusqu’à 2028 incluse, sans indication au-delà. Sony DADC confirme par ailleurs que des recommandes parviendront au marché après janvier 2028, en renvoyant les questions éditoriales aux équipes PlayStation.
Concrètement, des titres comme God of War Ragnarök, Bloodborne ou Astro Bot devraient rester accessibles en boîte. Nous restons toutefois prudents : aucun engagement chiffré n’existe pour 2029 et les années suivantes.

En revanche, la décision annoncée le 1er juillet 2026 tient toujours. À partir de janvier 2028, les nouvelles sorties PlayStation, premières parties comme éditeurs tiers, passeront par le téléchargement ou par le code in a box.
Ce format divise déjà les revendeurs spécialisés, dont certains refusent de le référencer comme une édition physique. Le précédent de Grand Theft Auto VI a installé le débat bien avant l’échéance.
La piste d’une licence de pressage défendue par Shawn Layden
Contrairement à Microsoft, qui certifie des usines tierces, Sony presse ses disques en interne. Shawn Layden, ancien président de SIE Worldwide Studios, juge cet avenir sans disque déprimant mais soluble, et estime qu’aucune édition collector alternative n’est possible sans licence accordée à des fabricants spécialisés.
Le bilan 2025 du SELL situe encore le physique autour de 42 % des ventes en France, un niveau élevé à l’échelle européenne. Le sujet touche donc directement l’occasion, le prêt entre joueurs et les boutiques de proximité.
La correction de Sony DADC ne modifie pas le cap fixé pour 2028, mais elle déplace le calendrier ressenti par les joueurs. Les bibliothèques constituées avant l’échéance gardent une valeur d’usage réelle. La vraie question porte désormais sur la licence de pressage évoquée par Shawn Layden, seule voie identifiée pour maintenir des jeux physiques PlayStation après la bascule.
Et vous, avez-vous modifié vos achats depuis l’annonce de juillet ? Dites-nous en commentaire si vous continuez à privilégier le disque.
Points clés à retenir
- La production de disques Sony baisse de 10 % en 2028, et non jusqu’à 10 % de son volume.
- La confusion vient d’un entretien de juillet accordé par le président de Sony DADC à un média autrichien.
- Les recommandes de jeux déjà sortis en boîte se poursuivront après janvier 2028.
- Aucune projection n’a été communiquée pour les années suivant 2028.
- Les nouveautés sorties à partir de janvier 2028 passeront au téléchargement ou au code in a box.
- Sony presse ses disques en interne, ce qui bloque toute production tierce sans licence.