20 anecdotes pour les 20 ans de Final Fantasy VIII

Antoine Clerc-Renaud - 11 Fév. 2019 18h51

Final Fantasy VIII souffle sa vingtième bougie. Voici donc 20 anecdotes sur le meilleur épisode de la série.

Final Fantasy VIII en 20 anecdotes

Deux ans après le septième volet, Square revient avec Final Fantasy VIII. Plus grand, plus beau mais aussi bien plus sujet à controverse, nous revenons sur cet épisode que je considère comme le meilleur en 20 anecdotes.

  1. Un temps de développement relativement court

Le développement de ce huitième volet a débuté selon certaines sources alors que Final Fantasy VII était en train d’être traduit en anglais. Soit en 1997, pour une sortie deux ans plus tard. Il aura donc fallu un peu moins de 24 mois à l’équipe pour accomplir un travail titanesque.

  1. Une équipe expérimentée et au mieux de sa forme

En parlant d’équipe, celle-ci était énorme par rapport à celle de l’épisode précédent. Rien qu’au Japon ce sont environ 200 personnes qui ont travaillé sur Final Fantasy VIII. On retrouve les ténors que sont Sakaguchi à la production, Nojima au scénario, Kitase à la réalisation, Uematsu aux musiques, Nomura à la conception des personnages et bien sûr Amano pour le logo et différentes illustrations brutes.

  1. Une bande-originale tellement excellente qu’elle a servi aux Jeux Olympiques de 2004

Le travail de Nobuo Uematsu a tellement été apprécié que l’équipe féminine de nage synchronisée des États-Unis s’en est servi durant sa performance aux J.O. d’Athènes en 2004. C’est plus précisément la piste « Fithos Lusec Wecos Vinosec » qui est joué. On espère qu’ils avaient les droits pas comme ces voleurs de M6 en France qui pillent en long, en large et en travers.

  1. Un traducteur français fan de (pop) culture

Si pour beaucoup, la traduction française de Final Fantasy VII prêtait à sourire, celle du VIII relève largement le niveau. Par exemple, l’attaque d’Ifrit, invocation de feu, devient Divine Comédie en référence à l’œuvre de Dante sur les cercles de l’enfer. Mais on notera des choix plus « drôles » comme les monstres que l’on trouve sur la patinoire de Galbadia et qui portent un masque spécifique. Le français aura préféré Jason à l’impersonnel Slapper ou sa traduction équivalente. C’est bien évidemment une référence à Jason Voorhes, antagoniste des films Vendredi 13 (Friday the 13th en anglais).

FF Slapper

  1. Un jeu différent à bien des égards

Final Fantasy VIII diffère de ses aînés à bien des égards. Il a osé une approche plus réaliste avec des proportions plus humaines que l’on ne reverra plus avant le X sur PlayStation 2. Le système de progression était également inédit. On volait les magies aux ennemis pour ensuite les associer aux caractéristiques de nos héros. Puis, les invocations montaient également de niveau et apprenaient leurs propres capacités. On touche au génie!

  1. Trois versions PC au Japon

Si la version PC était classique en occident avec un disque supplémentaire pour l’installation comme pour le précédent, au Japon, Square a mis le paquet. Rien de moins que trois versions ont vu le jour. On n’en connait que deux mais on sait que la troisième existe sans pour autant l’avoir vu en vente. Pour les autres il s’agit d’un boîtier en longueur qui ne contient pas cinq mais six disques! Le dernier étant un best of des musiques du jeu. La différence entre les deux est que l’une dispose d’illustrations simples et monochromes alors que l’autre est bien plus léchée. Toutes deux sont l’œuvre de Yoshitaka Amano, illustrateur attitré de la série.

  1. Une chanson pour la première fois dans un Final Fantasy

Même si l’on peut compter la scène de l’opéra du sixième épisode comme une chanson, les développeurs n’avaient pas fait le choix d’inclure une chanson. La ROM pour Super NES aurait fait exploser le prix de vente du jeu. Alors que sur CD, ce n’était pas la place qui manquait. C’est donc durant la scène des retrouvailles dans l’espace, à bord du Ragnarok, que l’on entendra la première chanson utilisée dans un Final Fantasy,