Quand IO Interactive a décroché la licence James Bond en 2020, la conclusion semblait évidente : on aurait droit à Hitman en smoking. Six ans plus tard, à trois semaines de la sortie de 007 : First Light le 27 mai 2026, le studio danois prouve qu’il a fait exactement l’inverse. Et il en est fier.
Un espion, pas un assassin
Le directeur narratif Martin Emborg et le producteur senior Theuns Smit l’ont répété lors d’interviews exclusives récentes : reproduire la formule sandbox de Hitman aurait trahi le personnage de Bond. Leur argument tient en une phrase devenue virale : « Une partie en mode Assassin Silencieux ferait un terrible film Bond. »
La différence est structurelle. Dans Hitman, Agent 47 opère sans contrainte morale, seul le résultat compte. Bond, lui, évolue dans un cadre défini : des règles d’engagement, un code, une hiérarchie au sein du MI6. IO Interactive a donc construit le gameplay autour de quatre piliers, espionnage, instinct, bluff et action, plutôt que sur l’élimination méthodique.

Ce que First Light emprunte (et transforme)
Les bases du stealth social restent présentes : déguisements, écoute clandestine, manipulation de l’environnement. Mais le rythme change radicalement. Là où Hitman récompensait la patience absolue, First Light privilégie ce qu’IO appelle le « forward momentum ». Se faire repérer n’est plus un échec. Bond peut récupérer sa couverture après un affrontement, exactement comme dans les films.
Le studio a aussi intégré des éléments absents de sa trilogie précédente : des véhicules pilotables, un système de combat au corps-à-corps complet, et des séquences cinématiques dirigées inspirées d’Uncharted. Pour y parvenir, IO a recruté de nouveaux talents, notamment des développeurs spécialisés dans la conduite.
Un Bond jeune et original
Patrick Gibson incarne un James Bond de 26 ans, ancien membre de la Royal Navy recruté par le programme Double-0. Le personnage n’est calqué sur aucun acteur des films, c’est une création originale, décrite par les previews comme un mélange entre l’assurance de Pierce Brosnan et l’intensité de Daniel Craig. L’antagoniste principal, Bawma, est interprété par Lenny Kravitz.
Les sessions hands-on de trois heures publiées fin avril ont été largement positives. GameSpot évoque un potentiel Game of the Year. The Sixth Axis recommande de placer le jeu en tête de liste d’attente. Quelques réserves subsistent, PC Gamer note un manque de liberté dans certaines sections linéaires, mais le consensus penche vers une réussite.
La campagne principale devrait durer environ 20 heures, complétée par le mode TacSim (Tactical Simulation) pour rejouer les missions avec des modificateurs. IO Interactive a confirmé un plan de contenu post-lancement ambitieux.
007 : First Light ne cherche pas à satisfaire les fans de Hitman par mimétisme. IO Interactive a compris que Bond exige un autre rythme, une autre énergie, et les premiers retours suggèrent que le pari fonctionne. Réponse définitive le 27 mai sur PS5, Xbox Series X|S et PC, puis cet été sur Nintendo Switch 2.
Points clés à retenir
- 007 : First Light sort le 27 mai 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC (Switch 2 cet été).
- IO Interactive a volontairement pris ses distances avec la formule Hitman pour respecter l’identité de Bond.
- Le gameplay mêle stealth social, combat, conduite et séquences cinématiques.
- Patrick Gibson incarne un Bond original de 26 ans ; Lenny Kravitz joue l’antagoniste Bawma.
- Les previews sont majoritairement positives, avec un potentiel GOTY évoqué par plusieurs médias.
- La campagne dure environ 20 heures, avec un mode TacSim pour la rejouabilité.