Le 28 juin 2026, neuf des dix sélections africaines engagées au Mondial ont franchi les huitièmes de finale, soit 28% des équipes encore en lice selon ESPN. Une performance qui alimente, sur X, des prédictions de plus en plus assumées d’un sacre africain.
Le Maroc relance un récit entamé en 2022
Le déclic vient du Maroc. Mené par Mohamed Ouahbi, le sélectionneur a lâché une phrase qui a circulé largement en ligne : « les Lions de l’Atlas ont les ingrédients pour devenir la première nation africaine championne du monde », a-t-il déclaré à ESPN après la victoire 4-2 contre Haïti. Une déclaration qui prolonge un récit entamé en 2022, quand le Maroc avait atteint les demi-finales au Qatar, une première continentale.
Le symbole ne s’arrête pas là. Avec ce match contre Haïti, le Maroc a dépassé le record historique de buts marqués par une équipe africaine en Coupe du Monde, devançant le Nigeria, rapporte Legit.ng. Sur le terrain comme dans les fils d’actualité, l’équipe nourrit l’idée d’une bascule générationnelle.

Du Cap-Vert à la RD Congo, un mouvement collectif
Le Cap-Vert, lui, raconte une autre histoire. Plus petite nation insulaire jamais qualifiée, la sélection a tenu tête à l’Espagne et à l’Uruguay sans perdre un seul match de groupe, selon NPR. Le gardien Vozinha, auteur de sept arrêts décisifs face à la Roja, est devenu une figure virale du tournoi. Une performance qui a déplacé le débat où il ne s’agit plus seulement du Maroc, mais d’un mouvement collectif.
La RD Congo confirme la tendance. Battue de justesse par la Colombie mais tenant tête au Portugal, la sélection a renversé l’Ouzbékistan 3-1 grâce à un doublé de Yoane Wissa pour valider sa qualification, selon Goal.com. Le journaliste sportif Ed Dove, spécialiste du football africain pour ESPN, va plus loin et prédit qu’une équipe africaine pourrait revivre une demi-finale, comme en 2022, et qu’un premier choc 100% africain pourrait même se produire dès les huitièmes.

Le rêve viral face à l’histoire du tournoi
Cette densité inédite change la mécanique du tournoi. Jamais autant de sélections du continent n’avaient survécu aussi loin dans une phase à élimination directe, un format élargi à 48 équipes qui démultiplie les occasions de confrontations inter-africaines, selon ESPN. Pour de nombreux internautes, 2026 ressemble à l’année où l’Afrique cesse d’être une curiosité du tournoi pour devenir une menace sérieuse.
Reste l’obstacle le plus dur, transformer l’enthousiasme en trophée. Aucune sélection africaine n’a dépassé le stade des demi-finales dans l’histoire du Mondial. Le prochain tour dira si 2026 confirme la prédiction virale, ou si le rêve s’arrête, comme souvent, à un match du sommet.