Une rivalité qui ressurgit avant un quart de finale très attendu
« N’importe qui, sauf l’Angleterre. » À quelques heures du quart de finale entre l’Angleterre et la Norvège, cette vieille formule reprend de la vigueur en Écosse. La députée du SNP Lara Bird a annoncé qu’elle encouragerait la sélection norvégienne samedi soir, ravivant une rivalité qui dépasse largement le terrain.
Élue d’Arbroath et Broughty Ferry, la parlementaire de 28 ans estime qu’une « drôle de dynamique » s’installe après chaque élimination écossaise. Selon elle, de nombreux supporters reportent naturellement leur soutien sur toutes les équipes encore en lice, sauf l’Angleterre. Des déclarations rapportées par la presse britannique.
L’Écosse a quitté la compétition dès la phase de groupes malgré une victoire contre Haïti. Les défaites face au Maroc puis au Brésil ont mis fin à son parcours, laissant les supporters regarder la suite du tournoi avec un autre regard.
Le débat s’invite dans la politique britannique
Cette prise de position n’a pas tardé à provoquer des réactions. Le journaliste Andrew Neil a qualifié cette attitude de « pathétique », jugeant incompréhensible qu’une partie des Écossais préfère voir l’Angleterre perdre plutôt que soutenir une équipe du Royaume-Uni.
À l’inverse, le député du SNP Pete Wishart défend une rivalité qu’il considère comme bon enfant. Selon lui, cette tradition fait partie de la culture footballistique écossaise et ne traduit aucune hostilité profonde envers les supporters anglais.
L’échange illustre une nouvelle fois la place particulière du football dans les relations entre les deux nations, où les résultats sportifs alimentent régulièrement le débat public.
L’Angleterre vise le dernier carré face à Haaland
Sur le terrain, l’Angleterre tentera surtout de poursuivre son aventure mondiale. Les Three Lions se sont qualifiés après un spectaculaire succès 3-2 contre le Mexique et retrouveront la Norvège d’Erling Haaland au Hard Rock Stadium de Miami, samedi à 22h00 (heure britannique).
Pendant que les joueurs chercheront une place en demi-finale, une partie de l’Écosse regardera la rencontre avec un objectif bien différent. Une scène familière lors des grands tournois, où la rivalité historique entre voisins reprend systématiquement le dessus, bien au-delà du simple résultat sportif.