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Le détail caché derrière le salaire du sélectionneur le mieux payé du Mondial 2026

Depuis le coup d’envoi du 11 juin, les écarts de salaire entre sélectionneurs en disent presque autant que les résultats du terrain. Sur la plus haute marche, un seul nom : Carlo Ancelotti.

Un salaire bien réel, mais deux chiffres qui circulent

Le nom ne surprend personne, le montant un peu plus. Le technicien italien touche autour de 10 millions d’euros par an (environ 16,2 M$ CAD), un chiffre confirmé par ESPN Brésil après la prolongation de son contrat en avril, désormais valable jusqu’au Mondial 2030. La Confédération brésilienne de football y ajoute une prime de 5 M€ (8,1 M$ CAD) en cas de sacre. De quoi faire de l’Italien le meilleur salaire de l’histoire du banc brésilien.

Reste un point que peu de classements assument: tout le monde ne cite pas le même chiffre. La Gazzetta dello Sport retient plutôt 9,5 M€ (15,4 M$ CAD) de fixe. L’écart tient surtout aux primes et aux droits à l’image, que les fédérations gardent secrets. La fourchette réelle se situe donc entre 9,5 et 10 M€, sans rien changer à la hiérarchie où Ancelotti domine, seul, et de très loin.

Tuchel et Deschamps déjà décrochés

La démesure saute aux yeux dès qu’on regarde la suite du classement. Thomas Tuchel, sur le banc de l’Angleterre, émarge à 5,9 M€ par an (9,6 M$ CAD). Didier Deschamps, lui, gravite autour de 3,8 M€ (6,2 M$ CAD) avec les Bleus, même si la FFF verrouille le détail de son package mieux que quiconque.

Autrement dit, Ancelotti encaisse près du double du sélectionneur anglais, et plus de deux fois et demie la fiche du champion du monde 2018. Le palmarès en club, plusieurs Ligues des champions au compteur, se paie comptant quand une fédération vise un titre planétaire.

La surprise Cannavaro et l’Afrique distancée

Le tableau réserve aussi quelques virages inattendus. À la 6e place se glisse Fabio Cannavaro, rémunéré près de 4 M€ (6,5 M$ CAD) par l’Ouzbékistan, qui dispute la première Coupe du monde de son histoire. Un champion du monde italien sur le banc d’un outsider asiatique, l’image résume le basculement en cours.

Le contraste se durcit côté africain. Aucun sélectionneur du continent ne figure dans le top 10 mondial. Le mieux loti, le Suisso-Bosnien Vladimir Petković, perçoit environ 1,62 M€ par an (2,6 M$ CAD) avec l’Algérie, d’après ObservAlgérie. Soit moins de la moitié du salaire du dixième de ce top 10. Le talent ne manque pas sur ces bancs, mais les budgets, eux, racontent une tout autre histoire.

Le banc le plus cher gagne-t-il vraiment ?

Une question demeure, que le football préfère souvent esquiver : le banc le plus cher est-il vraiment le plus efficace ? Rien n’est moins sûr. En 2022, Lionel Scaloni a offert une étoile à l’Argentine avec un salaire modeste au regard de ses rivaux. Ancelotti, lui, arrive avec la pression inverse, celle d’un investissement record qui réclame un sacre. La réponse tombera sur la pelouse, jusqu’à la finale du 19 juillet au MetLife Stadium de New York.

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