Critique – Gravel

Antoine Clerc-Renaud - 6 Mar. 2018 14h42

Disponible sur PlayStation 4 / Pro, Xbox One / X et PC, Gravel est le second jeu de courses des italiens de Milestone en 2018. Plutôt réussi, il offre d’agréables sensations de vitesse et des options de personnalisation poussées.

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Off road Masters

Autant le dire d’entrée de jeu, Gravel n’est pas Forza ou Gran Turismo. La bonne nouvelle c’est que le titre de Milestone n’en a pas non plus l’ambition. Le jeu de course des développeurs italiens est là pour détendre et en ce sens il remplit son contrat de bout en bout. D’autant plus que les véhicules sont tous sous licence et permettent donc de conduire des Porsche, Subaru et autres Renault. Gravel possède donc une belle sélection de bolides tout terrain. Certains sont par ailleurs réservés aux détenteurs de l’abonnement de saison.

Gravel propose des modes de jeu variés qui offrent une expérience quasi-complète. Le plus important de ceux-là est le mode Off road Masters faisant office de mode carrière. Dans ce dernier on vous invite à disputer un certain nombre d’épreuves dans lesquelles vous devrez remplir un certain nombre de critères pour pouvoir remporter des étoiles. Celles-ci sont nécessaires pour débloquer les épreuves suivantes. Vous devrez tenter de remporter la course, ou encore terminer au moins à la 5ème position.

De plus, vous pouvez modifier un grand nombre de paramètres qui augmentent ou réduisent le score global de chaque course, un peu à la manière de Race Driver GRID. La différence est que le titre de Codemasters ne comportait pas de système de progression. Dans Gravel, plus vous remportez de courses, plus vous montez de niveau et débloquez du contenu en jeu. Que ce soit de nouveaux véhicules, des nouvelles pistes ou autre, tout n’est pas en contenu téléchargeable payant. C’est assez rare pour être noté.

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Gravel, des sensations dures

Il faut tout de même faire mention des scènes kitsch à souhait qui présentent les adversaires notoires de l’équipe campés par des acteurs en chair et en os. Ce n’était donc vraiment pas obligé. Milestone aurait même dû s’empêcher de le faire tant ils contrastent avec le reste du jeu. De plus, on ne les affronte qu’au volant des bolides et jamais en dehors…

Côté conduite, on est à nouveau plus proche des jeux de Codemasters que de ceux de Turn 10 ou Polyphony Digital. Néanmoins, les sensations de vitesse sont là et on prend plaisir à foncer à toute allure dans de grands décors et jouer des coudes avec nos adversaires.

Tout comme dans les autres jeux de course à vocation arcade, Gravel offre la possibilité de rembobiner de quelques secondes. Mais contrairement à d’autres titres usant du même subterfuge, il n’y a ici aucune incidence ni limite.

La variété des épreuves est un des autres atouts du jeu de Milestone. Checkpoint, contre-la-montre, élimination, courses simples… Le contenu est conséquent. Il vous faudra du temps pour terminer le mode carrière, essayer tous les véhicules et réussir toutes les épreuves.

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Le pépin dans le moteur

Mais Gravel est un jeu loin d’être parfait. Premièrement les collisions, que ce soit avec les autres véhicules ou le décor sont du niveau de Gran Turismo 5 et ce n’est pas un compliment. On ne ressent rien.

Puis, les circuits sont vastes mais gare à vous si vous vous éloignez trop du chemin prédéfini. Vous risquez tout bonnement de voir votre véhicule replacé sans aucun signe d’avertissement. Par la même occasion, vous perdrez des places et de précieuses secondes.

Si la plupart des épreuves sont plaisantes, il en est une qui va à contresens de l’esprit même des jeux de courses. Le mode Shuffle est une aberration. Celui-ci vous propose de passer à travers les bons panneaux qui affichent soit des crois rouge soit des flèches verte. Le problème c’est que cet affichage est totalement aléatoire. Il ne respecte pas non plus une quelconque trajectoire optimale. Pire, si vous heurtez une croix, on vous stoppe net. De même, si vous ratez un panneau, vous êtes replacé devant ledit panneau. C’est une horreur et un non-sens que de baser une épreuve d’un jeu de course, faisant appel à des compétences, sur le hasard.

Enfin, on déplore l’absence, à nouveau, d’un mode deux joueurs local. Car il faut bien dire que le mode en ligne de Gravel n’est pas au point et est terriblement vide. Les rares parties que nous avons pu disputer se sont toutes soldées par une déconnexion du joueur hôte.

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Pit stop

Pour conclure, Gravel propose une bonne expérience solo mais a oublié de réfléchir avant d’inclure des épreuves aussi insensées que le Shuffle. Mais pouvoir disputer des courses avec des amis de passage sur le même canapé aurait été un gros plus. Point de prouesses graphiques non plus. Le moteur de jeu Unreal Engine 4 est utilisé comme il se doit. On est tout de même loin du Kingdom Hearts 0.2 qui fait usage du même outil. Dommage donc.