Douze ans après Lords of Shadow 2, Castlevania revient le 15 octobre avec Belmont’s Curse, sur PS5, Xbox Series X|S, Switch et PC. Développé par le studio français Evil Empire, avec Motion Twin (Dead Cells) en conseil, il invite à reclasser les quatorze jeux Castlevania majeurs, du pire au meilleur (années de première sortie).
De la 14e à la 8e place, les jeux Castlevania les plus datés
Le bas du classement mêle des virages en 3D peu aboutis et des pionniers dont la jouabilité a vieilli.
14. Castlevania: Lords of Shadow 2 (2014)
MercurySteam réveille Dracula dans une ville moderne, une idée forte gâchée par des phases d’infiltration imposées où le seigneur des vampires se change en rat.
13. Castlevania 64 (1999)
La première incursion en 3D pâtit d’une caméra capricieuse et de sauts imprécis, sans oublier la Magical Nitro, une fiole à transporter qui explose au moindre choc.
12. Castlevania II: Simon’s Quest (1987)
Cycle jour-nuit et carte ouverte, l’ambition est là, plombée par des indices obscurs (s’agenouiller devant une falaise, cristal en main). Il a légué à la série Bloody Tears, thème réarrangé pour Belmont’s Curse.
11. Castlevania: Lament of Innocence (2003)
Ce prologue PlayStation 2 raconte, en 1094, la naissance du fouet Vampire Killer avec Leon Belmont. Ses salles vides et répétitives lassent vite.
10. Castlevania: Lords of Shadow (2010)
Le reboot de MercurySteam, porté par Robert Carlyle et Patrick Stewart, emprunte à God of War son spectacle et sacrifie l’exploration qui fait l’identité de la série.
9. Castlevania (1986)
Le fondateur installe Simon Belmont, le fouet et les armes secondaires. Sauts à trajectoire fixe et recul à chaque coup reçu rendent sa difficulté rude aujourd’hui.
8. Castlevania: Bloodlines (1994)
Seul épisode Mega Drive, il mène John Morris et Eric Lecarde dans l’Europe de 1917, de Versailles à la tour de Pise, sur un rythme 16 bits très nerveux.
De la 7e à la 4e place, des épisodes encore solides
Plus haut dans le classement, les idées pèsent davantage que les défauts, et Belmont’s Curse en reprend plusieurs.
7. Castlevania III: Dracula’s Curse (1989)
Trevor Belmont s’allie à Sypha, Grant et Alucard, et le joueur choisit son chemin jusqu’à Dracula. Belmont’s Curse se déroule 23 ans plus tard avec Rose, la fille de Trevor.
6. Castlevania: Dawn of Sorrow (2005)
Cette suite d’Aria of Sorrow sur DS garde le système d’âmes, mais ses sceaux à tracer au stylet et son style manga, qui remplace les illustrations d’Ayami Kojima, ont divisé.
5. Castlevania: Order of Ecclesia (2008)
Shanoa et ses glyphes volés aux ennemis portent l’épisode DS le plus exigeant. C’est le dernier Castlevania 2D inédit de la chronologie originale avant Belmont’s Curse, dix-huit ans plus tard.
4. Super Castlevania IV (1991)
Sur Super Nintendo, Simon fouette dans huit directions et se balance d’un crochet à l’autre, une liberté de mouvement que Konami met en avant pour le fouet de Rose.
Le podium, puis Belmont’s Curse, héritier de Symphony of the Night
Le trio de tête est celui qu’attendent la plupart des fans, et son vainqueur sert de modèle au nouvel épisode.
3. Castlevania: Aria of Sorrow (2003)
Sur Game Boy Advance, Soma Cruz explore en 2035 le château de Dracula, scellé dans une éclipse. Son système Tactical Soul, qui absorbe les pouvoirs des monstres, et un rebondissement final resté célèbre en font le meilleur épisode portable.
2. Castlevania: Rondo of Blood (1993)
Sur PC Engine, Richter Belmont et Maria Renard parcourent des niveaux truffés de chemins cachés. Resté japonais quatorze ans, il n’a atteint l’Occident qu’à partir de 2007, avec The Dracula X Chronicles sur PSP.
1. Castlevania: Symphony of the Night (1997)
Alucard explore un château où chaque pouvoir ouvre de nouvelles zones, avant qu’une version inversée ne double l’aventure. Avec la musique de Michiru Yamane, il a fixé une formule qu’un genre entier suit encore.
Belmont’s Curse, la formule Symphony of the Night à 29,99 €
Castlevania: Belmont’s Curse reprend cette carte non linéaire, étendue au château et aux rues de Paris en 1499. Son système d’Arcanes, qui enferme les boss vaincus dans des cartes de tarot pour réutiliser leurs pouvoirs, rappelle les âmes d’Aria of Sorrow.
Selon la fiche officielle de Konami, il coûte 29,99 € (39,99 $ CA) en édition standard, uniquement numérique, et 39,99 € en Midnight Edition (53,49 $ CA sur le PlayStation Store canadien), seule édition proposée en boîte. Il est classé PEGI 16 et T (Adolescents) par l’ESRB.
Une démo gratuite du premier chapitre est disponible depuis le 1er octobre, avec transfert de la sauvegarde vers le jeu complet. Aucune version native Switch 2 n’est annoncée. Nintendo Life a toutefois relevé environ 60 images par seconde sur cette console, contre 30 annoncées sur Switch. Notre article du 4 octobre détaille les autres enjeux de cette sortie.
Ce classement des jeux Castlevania dessine une constante, la série brille quand elle laisse explorer et s’égare quand elle s’en éloigne. Belmont’s Curse parie sur cette leçon et sur la lignée de Castlevania III. Konami le présente comme le premier de nombreux projets autour de la licence, qui fête ses 40 ans en 2026.
Rondo of Blood mérite-t-il sa deuxième place devant Aria of Sorrow, ou l’inverseriez-vous?
Points clés à retenir
- Symphony of the Night (1997) prend la tête, devant Rondo of Blood (1993) et Aria of Sorrow (2003).
- Lords of Shadow 2 (2014) ferme la marche, plombé par ses phases d’infiltration.
- Castlevania: Belmont’s Curse sort le 15 octobre sur PS5, Xbox Series X|S, Switch et PC.
- Il coûte 29,99 € (39,99 $ CA) en standard numérique et 39,99 € en Midnight Edition, la seule version physique.
- L’action se déroule à Paris en 1499, 23 ans après Castlevania III, avec Rose, fille de Trevor Belmont.
- La démo gratuite est disponible depuis le 1er octobre, sans version native Switch 2.
Crédit image à la une : Evil Empire