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Marvel’s Wolverine : Insomniac change de formule, et ça lui réussit

Cinq ans après son annonce, le « snikt » des griffes d’adamantium résonne enfin sur PS5. Avec Marvel’s Wolverine, attendu le 15 septembre 2026, Insomniac Games quitte les toits de New York pour une aventure plus brute. Voici notre test de Marvel’s Wolverine, mené jusqu’au générique de fin.

Après trois jeux Spider-Man bâtis autour d’une ville ouverte, Insomniac change de formule. Marvel’s Wolverine se présente comme une aventure linéaire, sans zone centrale à explorer, qui enchaîne les missions à la manière d’un film d’action à gros budget. Ce parti pris lui donne une identité propre.

L’histoire se déroule sur Terre-1048, la même continuité que les aventures de Peter Parker et Miles Morales, avant la fondation officielle des X-Men. Nathaniel Essex tire Logan de sa vie sauvage au Canada pour contrer une vague d’enlèvements de mutants. Logan retrouve alors ses anciens coéquipiers de la Team X, dont Mystique et Dents-de-Sabre, face aux Reavers de Bolivar Trask.

Comptez environ 15 heures pour boucler la campagne principale, davantage si vous fouillez chaque recoin. Ce format resserré évite les temps morts : le jeu alterne combats, infiltration guidée par l’odorat de Logan et poursuites à moto, sans jamais s’attarder sur une même mécanique.

La mise en scène suit la même logique. Les décors se renouvellent sans cesse, des forêts canadiennes aux rues néon de Tokyo, en passant par l’île fictive de Madripoor et des ruines au pied d’un volcan. Une séquence à bord d’un avion hors de contrôle compte d’ailleurs parmi les moments les plus spectaculaires de l’aventure.

Jean Grey et Logan, le cœur du récit

Par ailleurs, la réussite la plus marquante de ce blockbuster ne tient pas uniquement au spectacle. Au milieu des explosions, la relation entre Jean Grey et Logan apporte au récit une chaleur que l’on n’attendait pas forcément d’un jeu aussi brutal.

Insomniac prend le temps de ralentir. Les dialogues en tête-à-tête, souvent glissés entre deux missions, dessinent un duo fait de complicité, de pudeur et de tensions. Jean agit comme un point d’ancrage pour un Logan qui peine à se livrer, et cette dynamique porte plusieurs des meilleures scènes du jeu.

Ce lien se prolonge manette en main. Grâce à sa télékinésie, Jean immobilise ou projette les ennemis pour préparer les exécutions de Logan, dans des attaques combinées très lisibles. En version originale, Krizia Bajos lui prête sa voix face à Liam McIntyre, révélé par la série Spartacus, qui campe un Wolverine rugueux et étonnamment touchant.

Certains confrères, à l’image de Push Square qui attribue au jeu 8/10, jugent l’intrigue d’ensemble plus convenue. De notre côté, le duo central suffit largement à entretenir l’intérêt jusqu’au dénouement. Parmi les scénaristes figure d’ailleurs Walt Williams, déjà remarqué pour l’écriture de Spec Ops: The Line.

Des combats viscéraux, mais un répertoire trop sage

Cette intensité émotionnelle trouve son pendant dans les affrontements. Les combats viscéraux constituent le moteur du jeu, et Insomniac les a pensés pour que chaque coup de griffe se ressente, à l’écran comme dans la manette.

Sans jauge d’endurance, Logan frappe aussi vite que vous appuyez sur la touche d’attaque. Les exécutions tranchent les membres au ralenti, la caméra ne détourne jamais le regard, et une jauge de rage décuple sa sauvagerie à mesure que la tension monte. La violence est frontale et pleinement assumée.

L’idée la plus maligne concerne le facteur guérisseur. Lorsque Logan s’effondre, blessé au point de laisser apparaître son squelette d’adamantium, vous pouvez marteler la touche Carré pour régénérer son corps en temps réel. Cette seconde chance ne sert qu’une fois, ce qui ajoute une tension bienvenue aux affrontements les plus corsés.

Cependant, derrière le spectacle, les combats manquent de matière. Les combos restent simples et l’arbre de compétences ne propose qu’une poignée de nouveaux mouvements. Les attaques spéciales débloquées au fil de la campagne apportent un peu de variété, mais nous restons loin de la profondeur d’un Devil May Cry.

Sur la durée, la boucle se répète. Le plaisir immédiat de la découpe compense en grande partie cette simplicité, mais les joueurs en quête de maîtrise technique feront le tour du système avant le dernier acte. Les Adaptations, qui ajustent le style de Logan, et les tenues cosmétiques n’y changent pas grand-chose.

Une vitrine technique pour la PS5 et la PS5 Pro

En revanche, aucune réserve sur le plan visuel. Insomniac livre ici l’un des plus beaux jeux de 2026, avec des visages d’un réalisme saisissant, des environnements très détaillés et des effets de destruction qui donnent du poids à chaque affrontement.

Sur PS5 Pro, le mode Performance Pro affiche 60 images par seconde avec la qualité visuelle du mode Fidélité, affinée par l’upscaling PSSR. Le mode Fidélité Pro vise 30 images par seconde avec un ray tracing plus poussé. Sur PS5 standard, vous choisissez entre priorité aux performances ou aux graphismes.

Le DualSense est bien exploité : les gâchettes adaptatives opposent une légère résistance aux coups de griffes, et le retour haptique appuie les scènes marquantes. Côté stockage, prévoyez 79,36 Go, soit environ 81,4 Go avec le patch du premier jour. Le préchargement est ouvert depuis le 8 septembre.

Le jeu est vendu 79,99 € en édition standard et 89,99 € en édition Digital Deluxe, qui ajoute cinq tenues et cinq paires de griffes exclusives. Au 10 septembre, plusieurs enseignes françaises proposent déjà la version physique autour de 62 €.

La version française mérite une mention particulière. Les voix collent aux personnages, l’interprétation reste juste dans les cris comme dans les confidences, et l’adaptation des dialogues préserve le ton bourru de Logan. Sur une aventure aussi portée par ses échanges, ce soin fait une vraie différence pour le public francophone.

Niveaux ouverts et Portes cauchemardesques : les points à revoir

Toutefois, deux éléments freinent l’élan de ce blockbuster : la construction de certains niveaux plus ouverts et une partie des épreuves facultatives. Ils ne gâchent pas l’expérience, mais cassent ponctuellement un rythme par ailleurs très maîtrisé.

Par moments, le jeu desserre l’étau et propose des zones plus vastes. Leur lisibilité laisse à désirer : les chemins se ressemblent, les limites sont mal signalées et des murs invisibles surgissent là où rien ne les annonce. Le paradoxe saute aux yeux quand Logan enchaîne des bonds de près de dix mètres dans une mission, puis bute sur une voiture de police dans la suivante.

Certains niveaux vont jusqu’à couper l’écran au noir si vous vous éloignez trop de l’objectif. Ces zones gagneraient à assumer franchement leur linéarité, comme le reste de l’aventure.

Des cauchemars inégaux

Les Portes cauchemardesques, disséminées dans les niveaux, ouvrent sur des épreuves facultatives de combat ou de plateforme chronométrée. En récompense, vous débloquez un souvenir du passé de Logan. L’idée est séduisante, mais certains de ces cauchemars s’étirent et la récompense déçoit.

Jusqu’à la seconde moitié de la campagne, ces souvenirs se résument souvent à un texte blanc sur fond sombre, lu par Logan. Cette présentation paraît presque inachevée pour un pan aussi important du récit. Les épreuves les plus inspirées proposent pourtant des séquences plus abstraites, qui tranchent agréablement avec le réalisme du reste.

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Notre avis sur Marvel’s Wolverine : 16/20

Au terme de ce test de Marvel’s Wolverine, Insomniac signe un blockbuster généreux, superbe et parfaitement rythmé, porté par un duo Logan et Jean Grey attachant. Des combats jouissifs mais trop simples, ainsi que quelques niveaux mal construits, le tiennent encore à distance des meilleures productions du studio. Cette première aventure solo pose toutefois des bases solides pour Logan sur Terre-1048. Nous lui attribuons 16/20.

Les plus

  • Un blockbuster généreux, mis en scène dans toute sa splendeur
  • Un rythme impeccable sur une quinzaine d’heures
  • La relation entre Jean et Logan, juste et touchante
  • Une réalisation graphique impressionnante
  • Des combats viscéraux et spectaculaires
  • Une version française impeccable

Les moins

  • Un système de combat qui manque de matière
  • Des niveaux ouverts confus et mal délimités
  • Certaines Portes cauchemardesques peu inspirées

Et vous, le duo formé par Logan et Jean Grey vous donne-t-il envie de sortir les griffes dès le 15 septembre ? Dites-nous en commentaire quel adversaire ou quelle tenue de Wolverine vous attendez le plus.

Points clés à retenir

  • Marvel’s Wolverine sort le 15 septembre 2026 en exclusivité sur PS5, à 79,99 € en édition standard.
  • Insomniac délaisse la ville ouverte des Spider-Man pour une aventure linéaire d’environ 15 heures.
  • Le duo Logan et Jean Grey porte le récit, avec des attaques combinées fondées sur la télékinésie.
  • Les combats sont brutaux et spectaculaires, mais leur système reste simple sur la durée.
  • Prévoyez 79,36 Go d’espace (environ 81,4 Go avec le patch du premier jour), préchargement ouvert depuis le 8 septembre.
  • Notre note : 16/20.
Rédacteur média et passionné de jeux vidéo, il évolue dans le journalisme digital depuis 10 ans. Copilote de la rubrique gaming de Jeux.ca depuis 2 ans, il signe également des articles pour Opnminded, Gamersblog, blog.jeux.com et d’autres médias. Entre tests, actualités et coups de cœur vidéoludiques, il partage sa vision du gaming avec enthousiasme et une pointe de mauvaise foi assumée.

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