Emma dégaine son épée en une fraction de seconde, mais c’est Koo qui décide souvent du sort du combat.
Beast of Reincarnation continue de dérouter une partie des joueurs sur la nature exacte de son système de combat. Développé par Game Freak sous Unreal Engine 5, le studio surtout connu pour Pokémon présente son action RPG comme un mélange de temps réel et de tour par tour.
Deux couches de combat en une seule bataille
Le jeu ne s’arrête jamais pour ouvrir un menu à chaque tour. Vous dirigez Emma en continu, épée au clair, tandis que les ordres donnés à Koo se résolvent comme des décisions ponctuelles plutôt que comme un flux d’inputs.
Plusieurs retours à chaud, dont certains avis mitigés postés sur Steam depuis la sortie, peinent justement à ranger le titre dans une case unique à cause de cette double lecture. Beast of Reincarnation se rapproche en réalité davantage d’un action RPG à couche de commandement que d’un RPG tour par tour classique à la Final Fantasy. Repérer l’ouverture d’un ennemi devient alors la vraie compétence à développer, bien avant de mémoriser un enchaînement de touches.
Sur le terrain, Emma et Koo traduisent cette double couche en rôles bien distincts.

Emma à l’épée, Koo aux ordres
Emma manie son épée au corps à corps et garde un arc pour les situations à distance, ce qui transforme chaque changement de portée en choix tactique plutôt qu’en solution de repli. Sa défense repose aussi sur un vrai timing, la garde protège, mais une parade précise récompense davantage la lecture des attaques adverses.
Koo, de son côté, agit uniquement sur commande, et c’est justement là que se joue l’essentiel des affrontements. Face à une ouverture ennemie, le joueur doit choisir entre frapper lui-même avec Emma ou déléguer l’assaut à son compagnon. L’efficacité de Koo dépend directement du lien construit avec Emma au fil de l’aventure, ce qui relie étroitement les systèmes de relation du jeu à la performance en combat.
La relation entre Emma et Koo dépasse largement l’instant du combat et nourrit aussi la progression de long terme.

La progression par les grandes bêtes et une difficulté modulable
Vaincre l’une des grandes bêtes du monde permet à Emma d’absorber une partie de son pouvoir, un mécanisme central qui donne tout son sens au titre du jeu. Le wiki officiel précise toutefois que la liste complète de ces bêtes et le détail des capacités obtenues restent à documenter, l’information n’ayant pas encore été confirmée dans son intégralité depuis la sortie.
Trois niveaux de difficulté sont disponibles et peuvent être changés à tout moment de la partie, un confort appréciable pour ajuster le rythme sans recommencer une sauvegarde. De quoi rassurer les joueurs plus prudents comme les habitués des affrontements exigeants façon Sekiro, souvent cités en comparaison depuis les premiers essais du jeu.
Beast of Reincarnation reste disponible dès sa sortie sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC, ainsi que dès le premier jour sur Xbox Game Pass Ultimate et PC Game Pass. Le wiki communautaire Fextralife promet de compléter sa page combat au fil des prochaines semaines, à mesure que la liste des bêtes et le détail des compétences seront confirmés.