Sorti officiellement le 1er avril 2026, The Super Mario Galaxy Movie (produit par Universal Pictures et Illumination) confirme son statut de mastodonte de l’industrie du divertissement. Après le succès historique du premier volet en 2023, la pression était immense. Pour ce second opus, Nintendo a mis les petits plats dans les grands avec un budget de production estimé à 110 millions $ (soit environ 101 millions € ou 148 millions $ CAD).
Les premières projections au box-office sont vertigineuses. Les analystes prévoient un démarrage mondial à 350 millions $ pour son premier week-end. Inspiré du chef-d’œuvre sorti sur Wii en 2007, ce film délaisse les collines verdoyantes du Royaume Champignon pour plonger Mario et sa bande dans les confins de l’univers. Si l’aspect visuel est unanimement salué comme une prouesse technique, les premiers retours critiques pointent une narration qui manque parfois de souffle.
Récapitulatif des données clés et chiffres du film
| Catégorie | Détails, Statistiques et Chiffres |
| Studios de production | Nintendo / Illumination (Universal Pictures) |
| Budget estimé | 110M $(soit 101M € / 148M$ CAD) |
| Durée | 100 minutes (1h40) |
| Casting Vocal (VO) | Chris Pratt, Charlie Day, Brie Larson, Jack Black, Glen Powell |
| Nouveaux Personnages | Rosalina (L’Harmonie), Bowser Jr., Fox McCloud (Caméo) |
| Score Rotten Tomatoes | 44% (Presse) / 92% (Public – estimations) |
| Score Metacritic | 37 / 100 (Basé sur 24 critiques professionnelles) |
| Prix moyen du billet | Environ 14 € / 20 $ CAD |
| Format recommandé | IMAX 3D (pour les effets de physique et de gravité) |
Casting étoilé : Brie Larson et la révélation Fox McCloud
Le duo Chris Pratt (Mario) et Charlie Day (Luigi) reprend du service avec une assurance renforcée. Cependant, la véritable attraction de ce volet est l’introduction de Brie Larson dans le rôle de Rosalina (connue sous le nom de l’Harmonie en Europe). Sa performance apporte une dimension mystique et mélancolique bienvenue, même si plusieurs critiques regrettent que son temps d’écran soit limité par rapport à l’importance de son personnage dans le lore spatial de Nintendo.
Elle est accompagnée des célèbres Lumas, de petites étoiles vivantes dont le caractère facétieux et parfois cynique apporte une touche d’humour noir qui détonne avec le ton habituel d’Illumination. Du côté des antagonistes, Benny Safdie prête sa voix à Bowser Jr., qui tente par tous les moyens de libérer son père, Bowser (toujours doublé par l’énergique Jack Black), réduit à une taille minuscule et enfermé dans un bocal depuis la fin du premier film.
La surprise majeure, qui enflamme actuellement les réseaux sociaux, reste le caméo de Fox McCloud. Doublé par Glen Powell, le pilote de l’Arwing apparaît lors d’une séquence de poursuite spatiale mémorable. Ce passage, qualifié de “moment volé à l’animation japonaise la plus spectaculaire”, confirme l’ambition de Nintendo de bâtir un véritable “Nintendo Cinematic Universe” (NCU).
Le choc des avis : la presse et les joueurs ne sont pas d’accord
La presse spécialisée et les critiques de cinéma traditionnels se montrent particulièrement sévères. Des médias de référence comme Variety, The Guardian ou The Hollywood Reporter décrivent le film comme une succession frénétique de scènes d’action sans véritable développement de personnages. Pour le journal The Independent, le long-métrage ressemble davantage à une “démo technique de luxe” qu’à une œuvre cinématographique équilibrée.
Le principal reproche réside dans le rythme. À vouloir condenser l’immensité de l’espace en seulement 100 minutes, le film ne laisserait jamais l’émotion s’installer. Gizmodo souligne que “les moments de calme sont quasi inexistants, empêchant le spectateur de s’attacher aux nouveaux enjeux dramatiques”.
À l’inverse, les médias spécialisés dans le gaming comme Nintendo Life, IGN ou CBR tempèrent ces avis. Pour eux, le film est une “lettre d’amour vibrante” aux joueurs. La fidélité aux mécaniques de gravité, les clins d’œil aux niveaux emblématiques comme la Galaxie de la Plage ou la Galaxie de l’Œuf, et surtout la bande-son orchestrale (réinterprétant les thèmes de Mahito Yokota), compensent largement la minceur de l’intrigue pour les fans de la première heure.

De l’écran à la console, quel impact pour l’écosystème Nintendo ?
Pour les joueurs et consommateurs, ce film n’est pas qu’un simple divertissement. C’est un moteur économique puissant qui influence directement la stratégie de la firme de Kyoto.
- Ventes de jeux : On observe déjà un regain d’intérêt pour Super Mario 3D All-Stars sur Switch, avec les prix sur le marché de l’occasion qui commencent à grimper.
- Hardware : Des rumeurs de plus en plus insistantes évoquent un “Bundle Cinéma” pour la Switch 2, qui inclurait des fonctionnalités liées aux films.
- Produits dérivés : Le partenariat avec LEGO pour des sets “Galaxy” est déjà un succès commercial au Canada et en Europe, avec des ruptures de stock sur la figurine de l’Observatoire de la Comète.
Le film agit comme une vitrine technologique. Les effets de particules, la gestion de la lumière dans le vide spatial et les animations des personnages montrent que Nintendo et Illumination maîtrisent désormais leur sujet sur le bout des doigts. L’investissement de 148 millions $ CAD est colossal, mais les retombées en marketing indirect pour la marque Mario sont inestimables.
Les caméos et les secrets de la scène post-générique
Si tu comptes aller voir le film en salle, reste bien assis jusqu’à la toute fin du générique. Nintendo semble préparer le terrain pour un troisième volet ou un spin-off majeur. Sans trop en dévoiler, une scène finale tease l’arrivée de la Princesse Daisy et évoque le royaume de Sarasaland.
D’autres références cachées (les fameux Easter Eggs) parsèment l’écran :
- Des débris de vaisseaux ressemblant étrangement à ceux de Metroid.
- Une partition musicale discrète reprenant le thème de Pikmin lors d’une exploration sur une planète forestière.
- Un clin d’œil appuyé à l’époque de la GameCube dans la chambre de Luigi.

Le divorce est total entre les critiques “sérieux” et le public cible. Si tu cherches une cohérence narrative profonde ou un développement psychologique complexe, tu seras probablement déçu. Le scénario reste très linéaire : une quête de sauvetage à travers plusieurs galaxies pour empêcher Bowser Jr. de reconstruire l’empire de son père.
En revanche, si tu es là pour la nostalgie, pour voir l’univers de Mario Galaxy prendre vie avec une précision technique ahurissante, c’est un incontournable absolu. Le film est conçu comme un “ride” de parc d’attraction. C’est beau, ça va vite, et ça procure des sensations visuelles fortes. Les enfants seront captivés par le rythme, tandis que les parents et les joueurs de longue date s’amuseront à traquer les milliers de références cachées.
Côté technique, Super Mario Galaxy privilégie les séances en IMAX ou en 3D. Le travail sur la profondeur de champ et les jeux de gravité est spécifiquement optimisé pour ces formats. Payer 20 $ CAD pour une séance standard serait dommage tant le spectacle visuel est le cœur de l’expérience.
- Points forts : Graphismes révolutionnaires, bande-son magistrale, caméos épiques.
- Points faibles : Scénario trop simple, rythme trop rapide, manque d’émotion.
- Note finale suggérée : 4/5 pour les fans, 2/5 pour les cinéphiles exigeants.