L’ambition et l’innovation de Reflector Entertainment

Le studio co-fondé par Alexandre Amancio (un ancien d’Ubisoft) et Guy Laliberté (co-fondateur du Cirque du Soleil) veut faire du transmédia une réalité concrète.

La vision de Reflector Entertainment

Arrivé au deuxième étage de la maison Alcan en plein centre-ville qui abrite entre autre Electronic Arts (si l’on en croit le logo à l’extérieur) et surtout Lune Rouge, on pénètre dans les locaux flambants neufs de Reflector Entertainment. C’est donc derrière la porte vitrée que la magie opère et que les développeurs sont au travail sur une myriade de projets dont la plupart sort du cadre du jeu vidéo. Car en effet, comme l’indique son président et co-fondateur Alexandre Amancio, Reflector ne se cantonne pas au média interactif, loin s’en faut. La filiale de Lune Rouge est une sorte de touche-à-tout du secteur du divertissement. Jeu vidéo, mais aussi séries TV, romans, bandes dessinées, podcast, rien ne lui échappe.

De plus, la société s’articule autour d’une vision différente mais tellement évidente lorsqu’on y regarde de plus près. Pour Reflector, il s’agit avant tout de créer une propriété intellectuelle, un univers que les employés vont pouvoir décliner à l’envie sur différents médias. Mais attention, comme le précise Amancio, il ne s’agit pas de faire un copier/coller du jeu en film, etc… Il faut voir plus loin et créer un film de science-fiction pendant que la série TV se déroulera à une époque contemporaine par exemple. Les possibilités sont donc infinies. À l’heure où la plupart des entreprises se définissent par leurs produits finaux, Reflector Entertainment, elle, veut se faire reconnaitre par les univers qu’elle crée avec les meilleurs talents.

Chef d’orchestre d’une création pluridisciplinaire totale et diversifiée

L’autre secret de Reflector derrière la réalisation concrète de ses idées est de faire appel aux meilleurs dans chaque domaine. Pour leur premier univers intitulé Unknown 9, les créateurs sont allés puiser dans l’Histoire humaine. Pour l’ancien directeur créatif d’Assassin’s Creed Revelations et Unity, notre Histoire recèle de milliers voire millions scénarios aussi riches que Star Wars mais qui demeurent inexploités par la plupart des industries nous indique-t-il. En effet, la courte-bande annonce qui nous introduit à l’univers raconte la chute de l’empire Byzantin. Ça ne s’invente pas! Le reste s’appuie sur la légende indienne des Neuf Hommes Inconnus et le règne de l’empereur Asoka.

Alors que l’on en sait très peu du jeu vidéo inspiré par cet univers, le co-fondateur nous confie tout de même qu’il porte le nom de code Awakening et qu’il est pour l’instant développé à l’aide du moteur de jeu Unreal. On sait également qu’il n’est pas seul. En effet, Awakening est un jeu d’action aventure de vision AAA. Mais le studio travaille sur un autre projet vidéoludique de moindre envergure et plus expérimental selon les dires d’Amancio.

Enfin le studio de Montréal cherche à attirer les meilleurs talents en ville sans se limiter quant à la création de ses projets. C’est-à-dire que la série télévisée est chapeautée par Tim Kring, créateur du sensationnel Heroes. Pendant que le film est écrit par Josh Campbell et Matt Stuecken qui sont derrière le scénario de 10 Cloverfield Lane. Quant à la trilogie de romans, c’est sur la plume de Layton Green (la série Dominic Grey) qu’il faudra compter. L’entreprise se voit donc comme un chef d’orchestre menant ses projets à la baguette.

Montréal, ville incontournable du divertissement

Étant une filiale du Groupe Lune Rouge, Reflector Entertainment fait profiter de son pôle recherche et développement. C’est en effet l’entreprise qui s’occupe du développement des activités en réalités virtuelle et augmentée du prochain spectacle de Guy Laliberté. Ce dernier a mis au point le concept de PY1, une pyramide rétractable qui abritera un spectacle d’un nouveau genre dès le mois de juin au Vieux Port de Montréal. Par la suite, la pyramide voyagera de ville en ville se dirigeant vers Miami lorsque l’hiver viendra frapper à la porte de la Ville aux Cent Clochers.

Alexandre Amancio précise également qu’il ne pouvait imaginer s’établir dans une autre ville que Montréal, plaque tournante du jeu vidéo et du divertissement. Et on ne peut pas lui donner tort. Ce n’est pas pour rien que la métropole abrite des studios de renommée mondiale comme le pionnier Ubisoft, le doyen Behaviour ou des indépendants en veux-tu en voilà. Il fait bon vivre ici et l’industrie ne génère pas que du revenu. Le jeu vidéo à Montréal c’est également près de dix mille emplois soit près de 10% des 101 000 de l’industrie créative dans son ensemble. Il y a donc fort à parier que Reflector Entertainment se retrouve comme chef de file de cette nouvelle façon de concevoir un univers made in Montréal.

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