Il y a quelques heures à peine, le rédacteur en chef de Jeux.ca a proclamé haut et fort que Legend of Zelda : Link’s Awakening sur Gameboy serait le meilleur de la série.

Or, s’il est effectivement possible de le mettre vers le haut de la liste, le sommet revient incontestablement à The Adventure of Link, sur NES. Laissez-moi vous ramener vers la raison, en moins de 10 points.

  • De l’innovation

The Adventure of Link, aussi connu sous le nom de «Zelda 2» dans le langage populaire, apparaît en 1987 alors que les conventions de la licence ne sont pas encore cimentées. Il témoigne d’une époque où les développeurs bénéficiaient toujours d’une liberté de création et pouvaient encore nous surprendre. Les jeux Zelda des années 80-90, à part celui-ci, se ressemblent à peu près tous (more of the same). Boomerang, bombes, flèches… vous en avez fait un; vous les avez tous faits.

  • Un « action RPG »

Zelda 2 entre rétrospectivement dans le genre du jeu de rôle action, avant même que ce style de jeu ne soit à la mode. Chaque monstre tué donne de l’expérience et le joueur peut choisir de faire évoluer sa vie, sa magie ou sa puissance d’attaque. Il y a plein de quêtes secondaires à accomplir et de recoins de la mappemonde à explorer pour trouver de nouveaux sorts et des réceptacles d’énergie supplémentaires. Le joueur n’est pas obligé de tout trouver pour compléter le jeu.

  • Pas un jeu pour enfants

Jadis, il fallait des nerfs d’acier pour prétendre sauver Hyrule. Rien à voir avec les autres opus de cette génération où il était autrement possible de réussir le jeu en tenant la manette entre ses pieds. Link est ici un véritable héros; une fine-lame et un sorcier d’arts occultes, pas un enfant qui parle à des grenouilles pour réussir une recette de gâteau!

De vrais labyrinthes

Le dernier donjon que Link doit surmonter est un vaste réseau de salles entremêlées. Culs-de-sac, pièges et passages secrets donnent du fil à retordre pour quiconque avec assez de courage pour ravir le Triforce des griffes de Dark Link, qui y fait d’ailleurs sa première apparition. Un Triforce, ça se mérite!

  • Une bande-son digne de la culture métal

De la puissance, des monstres, de l’épique! Pas étonnant que le groupe VomitroN ait choisi Zelda 2 (et pas un autre jeu Zelda) pour un cover medley de musique métal. The Adventure of Link joint ainsi les Castlevania, Double Dragon, Contra et Ninja Gaiden dans un album qui rend hommage aux meilleurs jeux hardcore de la console NES.

  • Des personnages hyper développés

Le meilleur exemple est sans doute Error, un villageois narrativement très bien ficelé au sein de l’intrigue du jeu que l’on rencontre dans le village de Ruto. Je ne peux malheureusement pas en dévoiler davantage de peur de divulgâcher quelqu’un.

  • Une cassette en or

Oui, certains diront que The Legend of Zelda avait également une cassette en or… mais… The Adventure of Link AUSSI! Bon.

  • Et non, je ne suis pas vraiment polémiste

Nous verrons bien qui lit les articles jusqu’à la fin, car ici je tiens à préciser que j’ai écrit cet article pour rigoler un peu. J’ai sciemment voulu prendre position en faveur du mouton noir de la série, bien que Zelda 2 soit bel et bien mon préféré. La nostalgie y joue probablement pour beaucoup, car j’ai grandi avec ce jeu dans mon salon. Je dois en plus avouer que je n’ai jamais possédé de Game Boy et que par conséquent, je n’ai jamais joué à Link’s Awakening. Je suis prêt à le faire, si notre rédacteur en chef Antoine Clerc-Renaud réussit à battre Dark Link. Relèvera-t-il le défi?

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