Se procurer un appareil de réalité virtuelle est déjà très complexe. Il faut considérer le prix, les dimensions d’espace nécessaire et l’ordinateur suffisamment puissant pour le supporter. Imaginez donc devoir le faire quatre fois pour faire des parties en multijoueur avec vos amis! C’est dans ces moments que les centres comme MontVR sont des plus pertinents pour le gamer moyen. Antoine, Pascal, Alexis et moi-même avons eu la chance de tester leurs installations.

Le début des LAN de RV

Passé les portes de l’établissement, l’accueil chaleureux des employés nous met tout de suite à notre aise alors que nous sommes guidés vers nos stations de jeu. Les quatre bornes adjacentes permettent aux joueurs de rester près des autres et rend la communication plus facile pendant les parties. C’est un sentiment qui serait difficile à répliquer à l’extérieur du centre, simplement à cause de la quantité d’espace nécessaire pour installer quatre ensembles de réalité virtuelle dans la même pièce. Toutefois, la proximité nous a beaucoup servi lorsqu’est venu le temps de coopérer en jeu et aussi pour se synchroniser à l’extérieur des jeux.

Interface beta

Après une partie rapide de Space Pirate Trainer, le temps que tout le monde soit installé, nous plongeons dans les jeux multijoueur offerts. Les interfaces pour ce genre d’activité sont encore en développement, mais nous avons étés agréablement surpris de pouvoir manier un système fluide et sans contraintes visuelles. Le centre utilise un modèle d’interface externe fait pour l’usage dans les centres de réalité virtuelle. Les jeux sont séparés par catégories de niveaux de difficulté et la section multijoueur est mise à part. Un compteur de temps nous permet de garder à l’esprit le temps qu’il reste à notre session de jeu.

Nous avons rencontré quelques obstacles d’interface dans certains jeux lorsqu’est venu le temps d’allier les quatre stations dans la même partie. L’interface du centre n’était pas complètement compatible avec les fonctionnalités de la plateforme Steam sur laquelle les jeux sont installés. Toutefois, ils ont tous été aisément surmonté grâce à l’aide offerte par les employés du centre et nous avons pu faire toutes nos parties en groupe de deux ou quatre. Voici donc deux jeux de la sélection que nous avons pu tester.

Snow Fortress

Snow Fortress est un jeu bien simple dans son design et est simplement une bataille de boules de neige entre deux bonhommes de neige. Le jeu peut être joué en solo, mais l’important pour nous était l’expérience de groupe. Le mode multijoueur se joue à un contre un. Avant le début de la bataille, les joueurs disposent de soixante secondes pour bâtir leur fort à l’aide de blocs de glace. Certains blocs sont déjà offerts aux joueurs et un générateur de blocs aléatoire offre le reste. Une fois le temps écoulé, le combat commence ainsi que le déluge de boules de neige. Le joueur peut les lancer de deux façons, il peut former la boule de neige dans sa main et effectuer la motion de lancer ou utiliser un lance-pierre. Le jeu capte bien la position du joueur et surtout de ses mains par rapport au fort, ce qui permet de lancer des boules de neige à partir d’un coin sans se départir de son couvert. Les forts peuvent être détruits à l’usure et la partie se termine lorsqu’un joueur reçoit trois boules de neige.

Arizona Sunshine

Arizona Sunshine possède un mode de campagne, mais le multijoueur se situe dans le mode Horde du jeu. C’est ici que les difficultés de réseau se sont joués, l’interface du centre n’étant pas pleinement compatible avec les listes d’amis Steam, il a fallu synchroniser notre entrée dans le matchmaking afin de réussir à rejoindre la même partie en même temps. Toutefois, l’aide précieuse des employés du centre et la facilité procurée par la proximité entre nos installations nous ont permis de rapidement surmonter l’obstacle et entrer dans l’action.

Une fois en jeu, le mode Horde de Arizona Sunshine est un jeu de survie face à des vagues d’ennemis morts-vivants. Avant d’entrer dans le vif, nous nous sommes amusés à comprendre les contrôles du jeu (les contrôles en RV varient beaucoup d’un jeu à l’autre, il n’y a pas de modèle de base pré-établi). Chaque joueur est représenté par un avatar en jeu qui calque les mouvements de mains et de tête du joueur. Après quelques secondes à essayer le mouvement en jeu (qui fonctionne un peu comme un point and click) et essayer les mécaniques physiques en se passant une lampe comme un ballon nous sommes entrés dans l’action.

Première partie

Désastre total. J’ai oublié comment ramasser les objets, donc, après avoir manqué de munitions, je me suis retrouvé à courir comme une poule sans tête pour éviter la horde cannibale. Antoine a mis fin à mes souffrances (et celles du groupe) en échappant une grenade au sol, à ses pieds, ce qui a réglé notre cas pour notre première partie.

Deuxième partie

Après une première ronde désastreuse, l’équipe a pu performer mieux pendant cette partie. Le multijoueur prend tout son sens lorsque l’on entend des cris du genre de «Par ici! Il y a des munitions!» et «Attention! Derrière toi!». En temps normal, ces cris seraient convoyés par messagerie vocale dans le jeu, mais il y avait quelque chose de plus dans le fait d’être dans le centre qui rendait la communication plus plaisante. La partie s’est terminée et nous avons eu là un véritable aperçu du potentiel du multijoueur en réalité virtuelle.

Conclusion

Nous avons passé un bon moment. Le multijoueur en réalité virtuelle n’a rien de comparable dans le monde des jeux vidéos et il serait dommage de ne pas pouvoir en profiter. C’est pourquoi le MontVR est une activité aussi plaisante. Le centre donne accès à un niveau de divertissement qui serait sinon très difficile, voire impossible à atteindre. De plus, ses installations impeccables et son équipe font de l’endroit un véritable phare de l’industrie des centres de réalité virtuelle. Si vous ne l’avez pas encore essayé, je vous le recommande fortement.

Allez visiter leur site au montvr.com si vous voulez plus de détails sur leurs installations et services!

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