Crimson Desert est un action-RPG solo en monde ouvert développé par Pearl Abyss, le studio derrière Black Desert Online. Il est accessible sur PC, PS5 et Xbox Series X|S. Le jeu se déroule sur le continent de Pywel, dans une dark fantasy occidentale pleine de guerres de pouvoir, de factions et de menaces surnaturelles liées à l’Abyss.
Tu y incarnes Kliff Macduff, un mercenaire pris entre luttes politiques, survie de sa bande et démons du passé.
Tableau récapitulatif des forces et des faiblesses de Crimson Desert
| Aspect | Points forts | Points faibles |
|---|---|---|
| Monde ouvert | Monde immense, très varié visuellement, plus grand que Skyrim et Red Dead 2. | Qualité inégale de certaines activités, rythme parfois irrégulier. |
| Ambiance & villes | Villes denses, vivantes, PNJ nombreux, interactions variées (vol, mini-jeux, dialogues). | Certaines zones et quêtes moins inspirées, moins mémorables. |
| Systèmes environnementaux | Interactions entre eau, électricité, glace, terrain, qui enrichissent l’exploration et le combat. | Complexité qui peut désorienter les joueurs qui préfèrent des systèmes plus simples. |
| Ton & narration | Mélange dark fantasy sérieuse et quêtes absurdes jugé rafraîchissant. | Histoire principale moins marquante que le monde et le gameplay. |
| Missions principales | Sièges de châteaux, gros boss, mise en scène spectaculaire. | Pics de difficulté mal expliqués, équilibrage parfois frustrant. |
| Combat | Combat dynamique, spectaculaire, varié (corps-à-corps, distance, cheval, pouvoirs de l’Abyss). | Certains combats “arbitrairement difficiles”, attentes du jeu peu lisibles. |
| Progression & Abyss | Pouvoirs de l’Abyss, plateformes et puzzles dans les ruines flottantes ajoutent de la variété. | Peut ajouter de la complexité à une progression déjà dense. |
| Prise en main | Grande richesse pour les joueurs qui aiment maîtriser beaucoup de systèmes. | Début rude: tutoriels confus, surcharge d’informations dès les premières heures. |
| Interface & ergonomie | Profondeur des menus et nombreuses options pour optimiser son build. | Menus lourds, ergonomie critiquée, nécessité d’équiper des objets pour déclencher des interactions. |
| Quêtes & puzzles | Variété pour ceux qui aiment expérimenter avec les mécaniques. | Certains puzzles et mécaniques de missions pas assez clairs, source de frustration. |
| Technique & performance | Visuellement superbe, végétation luxuriante, effets météo et distance d’affichage impressionnants. | Incertitude sur les performances exactes en conditions réelles selon la plateforme. |
| Version console | Mode Performance sur PS5 jugé solide, rendu spectaculaire sur console. | Manque encore de recul sur la stabilité à long terme et sur l’ensemble des plateformes. |
Un monde ouvert gigantesque, bonne nouvelle pour les explorateurs ?
IGN insiste sur la taille de Pywel, décrite comme plus vaste que les cartes de Skyrim et même de Red Dead Redemption 2, avec une grande variété de biomes et une direction artistique très travaillée. Les villes sont denses, très animées, bourrées de PNJ qui réagissent, que tu peux aborder, voler ou défier dans de petits jeux comme pierre-feuille-ciseaux, un vrai sentiment de monde vivant.
Là où Crimson Desert se distingue, c’est dans ses systèmes environnementaux dits “systémiques”. L’eau conduit l’électricité, il peut geler avec la glace. Les éléments interagissent entre eux permet des approches tactiques pendant les affrontements.
Ça signifie que tes sorts, ton positionnement et ta façon de préparer une zone de combat ont un impact concret sur la difficulté et le fun des combats.
En revanche, IGN souligne un manque de cohérence globale. Le monde est impressionnant, mais toutes les activités n’ont pas la même qualité, certaines zones et quêtes paraissant plus inspirées que d’autres. Si tu cherches un monde à la Elden Ring où chaque détour cache une révélation, tu risques parfois de sentir des trous d’air dans le rythme.
Un ton sérieux avec des quêtes complètement absurdes
Sur le plan narratif, Crimson Desert adopte un ton globalement sérieux, proche d’une grande épopée dark fantasy occidentale avec trahisons, guerre de succession et personnages torturés. Mais le jeu surprend régulièrement avec de l’humour très décalé, voire absurde, dans certaines quêtes secondaires (sauver un mouton pour remonter le moral d’un enfant, mini-jeux idiots avec des voyous, situations “what-the-fuck” assumées).
L’expérience ressemble plus à un mélange entre un Witcher qui se prend au sérieux et des délires à la Yakuza sur le côté. IGN trouve ce contraste plutôt rafraîchissant, même si la grande histoire principale ne marque pas autant que le monde et le gameplay.
Les missions principales, notamment les sièges de châteaux et les gros boss, sont visuellement spectaculaires, mais certains problèmes d’équilibrage restent encore évidents. Des pics de difficulté arrivent sans prévenir et sans explication claire de ce que le jeu attend de toi (meilleur équipement, nouvelle compétence, meilleure exécution).
Le combat, un beau cadeau pour les joueurs qui aiment l’action nerveuse
Pour IGN et d’autres médias, le combat de Crimson Desert fait partie des grandes réussites du jeu. Il est décrit comme dynamique, très spectaculaire, avec de nombreux enchaînements possibles :
- Attaques au corps-à-corps avec combos, projections et coups spéciaux.
- Combats à distance avec différentes armes.
- Combat à cheval pour des affrontements mobiles en terrain ouvert.
- Pouvoirs liés à l’Abyss qui ajoutent des options offensives et de mobilité.
Les boss et mini-boss sont souvent impressionnants, avec des mises en scène dignes des gros AAA. Cependant, certains combats sont jugés “arbitrairement difficiles”, tu ne sais pas si le jeu te demande un meilleur skill, un meilleur stuff ou simplement de cramer un stock de potions.
L’obtention des pouvoirs de l’Abyss et les séquences de plateformes/puzzles dans les ruines flottantes amènent un côté plus original au gameplay en enrichissant à la fois les déplacements (planer, atteindre des zones autrement inaccessibles) et les affrontements. Si tu aimes optimiser ta barre de compétences et jouer avec le terrain comme dans un bon ARPG, tu devrais trouver de quoi t’amuser.
Un début de jeu rude: tutoriels, menus et surcharge de systèmes
Sur ce point, IGN est direct : les premières heures de Crimson Desert peuvent être pénibles. Le jeu te balance dès le départ un énorme volume de systèmes :
- Craft, gestion d’équipement et améliorations.
- Recettes, ressources, chasses et activités annexes.
- Multiples interactions contextuelles avec le monde.
Les tutoriels sont jugés confus et pas toujours bien structurés, ce qui fait que tu peux facilement passer à côté de mécaniques importantes ou ne pas comprendre pourquoi une action ne se déclenche pas. C’est typiquement le genre de design qui peut décourager les joueurs plus casual qui veulent juste se poser en fin de journée.
IGN critique aussi fortement l’ergonomie du jeu. Beaucoup d’actions demandent d’équiper manuellement un objet précis pour faire apparaître une interaction, ce qui casse le rythme et t’oblige à naviguer constamment dans des menus déjà très chargés. Certains puzzles et mécaniques de missions manquent de lisibilité, ajoutant une couche de frustration à une expérience déjà dense et exigeante.
Si tu es un habitué de jeux très lisibles comme God of War Ragnarök ou Horizon Forbidden West, tu risques de trouver Crimson Desert plus “old school” dans sa façon de tout faire passer par l’inventaire et les menus.
Technique et performance: un show visuel qui tient la route sur PS5
Techniquement, Crimson Desert est décrit comme visuellement superbe, avec une végétation dense, des effets météo travaillés et une distance d’affichage impressionnante pour un open world aussi vaste. Sur PS5 standard, la version testée par IGN offre un rendu très solide, avec un mode Performance qui s’en sort bien, même si la compression des vidéos rend difficile une évaluation parfaite du framerate.
Pour les joueurs PC, il faudra surveiller les retours au lancement, mais la taille de la map et la richesse visuelle laissent penser qu’une configuration assez musclée sera recommandée si tu veux jouer en ultra. Pour l’instant, pas de bugs catastrophiques ni de problèmes techniques bloquants.
Si tu privilégies la stabilité, les versions PS5 et Xbox Series X|S s’annoncent comme des options sûres.
Faut-il le surveiller ou l’acheter day one ?
Crimson Desert ressemble au genre de jeu qui peut vraiment t’impressionner par son ambition, son monde et ses combats, mais qui ne pardonne pas si tu détestes les systèmes complexes et les menus lourds. Les joueurs qui aiment s’investir, apprendre des mécaniques et accepter quelques frustrations en échange de gros moments d’action devraient y trouver leur compte.
Si tu es plus joueur occasionnel, ou si tu n’as pas beaucoup de temps, attendre quelques patchs, des guides et les retours de la communauté pourrait être la meilleure stratégie pour ne pas rebondir au bout de quelques heures.
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Crimson Desert s’annonce comme une grosse sortie gaming en 2026, avec un potentiel énorme mais aussi des angles rugueux qui ne plairont pas à tout le monde. Tout va dépendre de ta tolérance à la densité des systèmes et à une narration qui laisse la vedette au gameplay.
Tu comptes le prendre dès la sortie sur PC, PS5 ou Xbox Series X|S, ou tu préfères patienter pour voir comment la communauté reçoit le jeu et comment il évolue avec les patchs ? Dis-le en commentaire, raconte ton profil de joueur, et partage l’article à ton squad pour décider qui part explorer Pywel avec toi.