Le reboot de Resident Evil réalisé par Zach Cregger a pris la tête du box-office mondial lors de son week-end de sortie. Le film a réuni 60 millions de dollars en Amérique du Nord dans 3 684 salles, auxquels s’ajoutent 48,3 millions à l’international, soit 108,3 millions de dollars à l’échelle mondiale. Les deux chiffres constituent des records pour la franchise.
Sony Pictures tablait initialement sur 40 millions de dollars, avant de relever ses attentes à 53-55 millions le samedi. Le résultat final les dépasse largement. Le vendredi seul avait déjà rapporté 26,3 millions de dollars, meilleure journée d’ouverture de la saga.
Le calcul économique penche nettement du bon côté : le long-métrage affiche un budget de production de 75 millions de dollars selon Variety. En outre, ce démarrage devient le plus important de la carrière de Cregger, devant les 43,5 millions d’Évanouis, sorti en août 2025.
L’Amérique du Nord prend le relais de l’international
C’est là que le box-office de Resident Evil raconte quelque chose d’inédit. Historiquement, la série tirait l’essentiel de ses recettes hors des États-Unis : le record mondial de la franchise reste détenu par Chapitre final, avec environ 312 millions de dollars, dont près de la moitié venue de Chine.
Le renversement est net. Afterlife (2010) demeurait le meilleur total nord-américain de la saga avec environ 60,1 millions de dollars ; le film de Cregger en est à un souffle après trois jours. Par ailleurs, le premier opus de 2002 avait terminé l’intégralité de sa carrière mondiale à un peu moins de 103 millions.
En France, un lancement solide à nuancer
Le film a pris la tête des nouveautés avec 48 059 entrées le jour de sa sortie, ce qui le place au cinquième rang des démarrages de la saga dans l’Hexagone. Le week-end confirme la dynamique : plus de 314 000 spectateurs, au-dessus des 214 000 d’Évanouis, et déjà davantage que le total complet de Bienvenue à Raccoon City (200 000 entrées).
Cependant, le record français reste hors de portée à court terme. En 2002, le premier volet avait démarré à 430 000 spectateurs pour finir à 1,1 million ; avec une note de 3,8 sur AlloCiné, le reboot pourrait toutefois viser 1,5 million d’entrées.
Toutefois, le choix éditorial était risqué : le récit suit Bryan, coursier médical incarné par Austin Abrams, personnage inédit sans lien avec les figures cultes des jeux Capcom. Le public lui a attribué un CinemaScore de B+, avec une audience plutôt jeune et masculine, et le film devient le mieux accueilli par la critique de toute la franchise.
Le cinéaste hérite d’une position rare : trois films d’horreur, trois succès, et une signature désormais vendeuse par elle-même. Sur 2026, seul Backrooms et ses 118 millions de dollars font mieux au démarrage mondial dans le genre. La suite se jouera sur la tenue en salles, traditionnellement le point faible de la saga. Le seuil des 312 millions constitue le prochain repère à surveiller.
Et vous, ce virage vers un récit original vous a-t-il convaincu ? Dites-nous en commentaire quel personnage des jeux vous aimeriez voir apparaître dans une suite.
Crédit image à la une : Sony Pictures
Points clés à retenir
- 108,3 M$ dans le monde en trois jours : meilleur démarrage de l’histoire de la franchise Resident Evil.
- 60 M$ en Amérique du Nord dans 3 684 salles, pour un budget de production de 75 M$.
- Le film égale presque en un week-end le total nord-américain d’Afterlife (60,1 M$), précédent record de la série.
- En France : 48 059 entrées le premier jour, plus de 314 000 sur le week-end, devant Évanouis.
- CinemaScore B+ et meilleur accueil critique de la saga, malgré un héros inédit et aucun personnage iconique des jeux.
- Prochain repère : les 312 M$ mondiaux de Resident Evil : Chapitre final.