Quinze arrêts en quatre-vingt-dix minutes. Samedi, à Kansas City, Eloy Room a offert à Curaçao (158 000 habitants) le premier point de son histoire face à l’Équateur (0-0). En une semaine, trois portiers inconnus ont éclipsé les stars, au point que la presse évoque déjà une « Coupe du monde des gardiens ».
Vozinha lance la mode contre l’Espagne
Tout est parti du lundi 15 juin, à Atlanta. Pour la première apparition du Cap-Vert en Coupe du monde, Josimar Vozinha, 40 ans, a tenu tête à la championne d’Europe. Sept arrêts, un trophée d’homme du match, et un 0-0 décroché face à une Roja qui a frappé 27 fois sans parvenir à le battre, rapporte France 24.

Eloy Room signe un record vieux de soixante ans
Cinq jours plus tard, Room a poussé l’exploit dans l’histoire. Ses quinze parades face à l’Équateur représentent le total le plus élevé jamais enregistré sur quatre-vingt-dix minutes de Coupe du monde depuis 1966, précise ESPN. Le portier a tout repoussé, et son île a fêté un premier point inespéré.

Beiranvand piège la Belgique
Et dimanche, à Los Angeles, un favori a failli sombrer. Face à l’Iran, la Belgique a frappé 21 fois sans marquer, butant sur Alireza Beiranvand, auteur de sept arrêts et élu homme du match, détaille Footmercato. Les Diables rouges, accrochés 0-0, jouent désormais leur qualification.

Le format à 48 récompense les joueurs matures
Ces trois soirées ne doivent rien au hasard. En portant le tournoi à 48 équipes, la FIFA a multiplié les matchs déséquilibrés, et offert aux petites nations l’occasion de défendre bas et de s’en remettre à un gardien en état de grâce. La possession ne suffit plus, les groupes restent serrés, et des favoris comme la Belgique avancent sous pression, contraints de gagner leur dernier match pour atteindre les 16es de finale.
Tant que les cadors bricoleront devant le but, ces gardiens continueront d’écrire la légende du Mondial 2026.