Une semaine après le coup d’envoi de la compétition, la Tartan Army trône en tête du groupe C, devant le Brésil et le Maroc, demi-finaliste en 2022. Le scénario semblait écrit d’avance, et il a volé en éclats.
Une victoire arrachée à Foxborough
Tout a démarré le samedi 13 juin, au Gillette Stadium de Foxborough, en banlieue de Boston. L’Écosse défiait Haïti, de retour au Mondial après 52 ans d’attente. Les Écossais ont pris le ballon, puis verrouillé le pressing. Scott McTominay a heurté le poteau dès la 15e minute.
La délivrance est venue de John McGinn, le milieu d’Aston Villa, à la 29e minute. Un but un peu chanceux, mais amplement mérité au vu de la maîtrise affichée. Haïti a tout de même piqué en contre, sans réussite. La FIFA le rappelle, ce succès est le premier de l’Écosse en match d’ouverture d’un Mondial depuis 1982. Une attente de 44 ans, balayée d’un coup.

Pendant ce temps, les favoris ont trébuché
Le même week-end, la hiérarchie du groupe C a basculé. Le Brésil de Carlo Ancelotti, quintuple champion du monde, a été tenu en échec par le Maroc, 1-1. Les deux favoris du tirage ont donc lâché des points d’entrée de jeu. L’Écosse, elle, a fait le plein.
Le classement du groupe le confirme : trois points pour les Écossais, un seul pour le Maroc et pour le Brésil et Haïti ferme la marche. Voilà pourquoi cette poule fascine autant. Les géants ont calé, et l’outsider a foncé. Le décor d’un possible exploit est posé.
Ce qui attend l’Écosse maintenant
Rien n’est joué, et l’Écosse le sait. Le deuxième match l’oppose au Maroc, le 19 juin, de nouveau à Foxborough. Le dernier rendez-vous de poule la jette ensuite contre le Brésil.
Le format élargi à 48 équipes sourit aux outsiders. Les deux premiers passent, et les huit meilleurs troisièmes aussi. Un seul point pourrait donc entrouvrir les huitièmes.
Au micro de la BBC Scotland, Scott McTominay a fixé le cap : « franchir enfin ce premier tour ». Ceux qui n’avaient pas misé sur la Tartan Army commencent à se poser des questions. Reste à transformer l’essai et, pour une fois, l’Écosse y croit vraiment.
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