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Castlevania: Belmont’s Curse : Evil Empire écarte l’IA générative

Emmanuel Nouaille, directeur créatif chez Evil Empire, a confirmé une position claire sur le développement de Castlevania: Belmont’s Curse. Le jeu ne contient aucun contenu issu d’outils d’IA générative. Konami, éditeur du projet, appuie cette ligne.

Les propos ont été recueillis par Game Informer lors d’une présentation presse organisée récemment dans la capitale française. Trois responsables du projet étaient réunis. Nouaille représentait Evil Empire, aux côtés du directeur marketing Bérenger Dupré et de Tsutomu Taniguchi, producteur pour Konami.

Nouaille a résumé la position du studio en quelques mots. « Aucune IA sur ce jeu », explique-t-il. Le directeur précise avoir voulu respecter cette ligne pour l’équipe, pour les joueurs et pour l’industrie. Il ajoute vouloir garder « l’âme du studio » dans le produit final.

Konami confirme, sans doctrine officielle

Taniguchi a apporté une nuance à la déclaration. Le producteur explique que Konami n’a pas utilisé d’IA pour ce projet, mais ne s’engage pas au-delà. Le studio japonais n’a pas encore de position formelle sur ces outils.

Cette réserve reflète l’état actuel du marché japonais. Plusieurs éditeurs y adoptent l’IA générative pour des tâches internes, sans annoncer publiquement leur cadre d’usage.

Le sujet reste sensible dans le secteur du jeu vidéo. Plusieurs studios ont fait face à des vagues de désabonnement ou à des accusations après des soupçons d’IA générative. Le cas récent de Goonswarm Games, contraint à la fermeture après un boycott, illustre l’exposition médiatique de ces questions.

À l’inverse, des groupes comme Ubisoft, CD Projekt Red, Square Enix ou Activision ont étendu leur usage de l’IA générative. Cet usage couvre la production d’assets, le test interne et la modération. La déclaration d’Evil Empire s’inscrit à contre-courant d’une partie de la tendance industrielle.

Castlevania: Belmont‘s Curse Release Date Trailer(ESRB) | KONAMI

Ce que le jeu proposera à sa sortie

Castlevania: Belmont’s Curse sortira le 15 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et PC. Le titre marque le retour de la franchise après douze ans d’absence, depuis Lords of Shadow 2 en 2014.

Rose Belmont, fille de Trevor Belmont, mène l’aventure dans un Paris de 1499 envahi par des créatures démoniaques. Le jeu conserve le format d’exploration en 2D dans la lignée de Symphony of the Night. Le système de fouet a été retravaillé pour la traversée comme pour le combat.

Evil Empire s’appuie sur son expérience sur Dead Cells et The Rogue Prince of Persia. Motion Twin intervient en soutien consultatif, comme sur le DLC Return to Castlevania sorti en 2023.

Sur ce projet, la position d’Evil Empire fait office de signal clair pour la communauté vigilante sur ce sujet. Konami reste plus mesuré, mais confirme le fait précis. À trois mois du lancement, le studio français mise sur la production « à la main » comme argument distinctif. Ce positionnement s’ajoute à son savoir-faire déjà reconnu sur les jeux 2D d’exploration.

Points clés à retenir

  • Emmanuel Nouaille (Evil Empire) confirme l’absence d’IA générative dans le développement de Castlevania: Belmont’s Curse
  • Konami, via Tsutomu Taniguchi, valide ce point mais n’affiche pas de position générale sur l’IA
  • Le jeu sort le 15 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S, Switch et PC
  • Il s’agit du premier Castlevania mainline depuis Lords of Shadow 2 (2014)
  • Evil Empire est le studio français derrière Dead Cells et The Rogue Prince of Persia
  • Le titre célèbre le 40e anniversaire de la franchise Castlevania
Rédacteur média et passionné de jeux vidéo, il évolue dans le journalisme digital depuis 10 ans. Copilote de la rubrique gaming de Jeux.ca depuis 2 ans, il signe également des articles pour Opnminded, Gamersblog, blog.jeux.com et d’autres médias. Entre tests, actualités et coups de cœur vidéoludiques, il partage sa vision du gaming avec enthousiasme et une pointe de mauvaise foi assumée.

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