Le télétravail à l’ordre du jour dans l’industrie du jeu vidéo du Québec face au coronavirus

L’industrie du jeu vidéo du Québec permet à de nombreux employés de passer au télétravail

Le coronavirus ou Covid-19 tel qu’appelé par l’OMS, n’en finit plus de faire parler et de toucher tous les secteurs. Le Premier Ministre du Québec François Legault a par ailleurs tenu une conférence de presse plus tôt aujourd’hui pour décrire les mesures qu’il a pris avec son gouvernement. L’industrie du jeu vidéo du Québec aussi pense à des solutions pour tenter d’endiguer cette pandémie qui se propage comme une trainée de poudre dans le monde. La plus évidente est bien sûr le télétravail, ou travail à distance (pas besoin de regarder la télé en travaillant).

Parmi les studios qui ont choisi d’appliquer cette politique, citons Kitfox Games par la voix de sa dirigeante, Tanya X. Short : « Kitfox a annoncé à l’interne une politique permettant à chacun de travailler de la maison, et a promis de les aider pour rendre cette transition aussi efficace que possible. »

Clever Endeavour Games permet également de travailler à distance : « Depuis deux semaines, les employées peuvent travailler de chez eux depuis que l’un d’entre nous est revenu de PAX East; depuis hier (11 mars), cette politique a été étendue. Nous sommes en train de d’évaluer le côté logistique pour nous tous. »

Elaine Gusella, conceptrice de jeu en chef à Artifact 5 nous dit qu’il en va de même pour le studio de 5 personnes : « La mesure principale est le travail à la maison. On était déjà en mesure de le faire rapidement puisque nous avons une politique régulière qui permet le travail à distance sur une base ponctuelle. Il a fallu faire quelques installations pour s’assurer qu’on avait accès à tout le matériel, mais rien d’extraordinaire. En fait, je pense que pour les très grosses compagnies qui ne donnent pas d’accès maison/personnel aux projets, ce sera le plus gros obstacles. »

Le cas de l’Indie Asylum

L’indie Asylum est un est un écosystème d’entreprises créatives aux initiatives disruptives qui s’entraident et s’accélèrent mutuellement. Né d’une cohabitation fructueuse entre les compagnies Affordance, TREBUCHET, Manavoid, Borealys, Chasing Rats et Kaliko, l’Asylum aspire à favoriser l’émergence d’un climat entrepreneurial positif et collaboratif dans l’industrie du jeu vidéo, aussi bien à l’échelle locale qu’internationale. Le but est essentiellement de se doter de l’intelligence d’affaires et des services d’un AAA en collaborant entre entreprises indépendantes.

Comme nous le confiait Kevin Chancey, le producteur de contenu d’Affordance Studio: « Indie Asylum a decidé de prendre les précautions nécessaires plus tôt que trop tard en offrant à nos employés l’option de travailler de la maison. les entreprises de Indie Asylum mettent les employés en premier, offre le lunch, la semaine de 4 jours, des assurances collectives. C’est dans notre mentalité d’offrir a nos employés les meilleurs conditions possibles et d’être un exemple pour l’industrie. »

Aucun commentaire n’a été fait du côté des studios AAA comme Ubisoft ou Warner Bros. Games Montreal. Nous les avons contactés mais n’avons reçu aucune réponse de leur part au moment de la publication de cet article. Nul doute que le télétravail est également possible dans ces entités.

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