Joueuses de l’ombre : Annie-Claude Bergeron

Source: © Ubisoft Saguenay

S’étant donné comme mission de mettre de l’avant l’équité, l’inclusion et la représentativité dans l’industrie vidéoludique, Jeux.ca vous présente une mini-série de portraits de travailleuses de talent oeuvrant au sein de l’équipe d’Ubisoft Saguenay.

Cette semaine, nous débutons la série Joueuses de l’ombre avec Annie-Claude Bergeron, une artiste de niveau travaillant actuellement sur des projets confidentiels chez Ubisoft Saguenay!

Peux-tu te présenter en quelques courtes lignes,? D’où tu viens, ton parcours professionnel/éducationnel en jeu vidéo? 

Je suis une jeune femme de 25 ans qui est née en pleine forêt dans la région de l’Estrie. J’ai toujours été de nature artistique et mon père m’encourageait toujours vers cette voix. J’ai su, durant ma première session au Cégep, que je voulais vivre de mon art dans l’industrie du jeu vidéo. J’ai donc suivi le programme d’intégration multimédia au Cégep. J’ai ensuite continué mon parcours scolaire à l’université à l’école Nad. Avant Ubisoft, j’ai eu la chance de faire de petits contrats en tant qu’artiste pour des compagnies de jeux vidéo indie. 

Ton premier souvenir de jeux vidéo?

C’est ces longues journées et nuits en compagnie de mes cousins qui ont fait de moi la gameuse que je suis aujourd’hui. Depuis ce temps-là, rien n’a changé! Chaque fois que je m’assois et que je joue avec mes cousins, ça éveille de vieux souvenirs nostalgiques qui font de ces sessions de gaming des moments très mémorables pour moi. 

Tes styles de jeux préférés, et si possible ton jeu préféré?

Si j’en déduis des jeux que j’ai dans ma bibliothèque, alors il est certain que les jeux ayant des mondes ouverts c’est un must pour moi. Le fait d’avoir la liberté d’aller partout dans un monde imaginaire, de chercher chaque petit coin secret du monde, de voir différents paysages et d’y découvrir des choses que l’on ne retrouve pas dans la réalité, c’est comme si je voyageais dans un rêve. Mon jeu préféré sera toujours Zelda: Ocarina of time en raison de son histoire incroyable remplie de belles métaphores de vie. C’est aussi mon premier jeu ayant un monde ouvert. Je vais toujours me rappeler des balades sur Epona dans les plaines d’Hyrule et de mes tout premiers moments à arpenter ce monde incroyable!

Annie-Claude Bergeron, © Ubisoft Saguenay

Quand est-ce que tu as su que c’était dans ce domaine que tu voulais faire carrière?

Lors de ma première session au Cégep. Je ne savais pas du tout quoi faire comme carrière. Je savais que je voulais vivre de mon art tout en ayant une stabilité d’emploi et une qualité de vie. C’est un enseignant, dans un cours d’orientation, qui m’as proposé de faire carrière en tant qu’artiste pour les jeux vidéo. Ce fut une révélation pour moi! Je n’avais jamais pensé que je pouvais travailler dans ce domaine, je croyais qu’ils s’agissait d’un domaine inaccessible, réservé à une élite. Ayant eu les outils et la détermination pour m’aventurer dans cette grande étape de ma vie, j’ai pu rencontrer des gens incroyables et acquérir des connaissances estimées qui ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.

À quels types d’obstacles t’es-tu frottée dans ce milieu?

J’ai fait face à beaucoup d’obstacles durant mes 6 ans d’études. Il me fallait apprendre la programmation dans mes cours et parfois, il y avait des moments où j’étais complètement perdu. Cependant, je crois que le plus grand obstacle auquel j’ai fait face durant ces années étaient de lâcher prise sur la perfection. J’avais tendance à rechercher le succès à chaque projet et je voulais être l’une des meilleures. Cependant, plus les années filaient, plus les gens que je croisais débordaient de talent et je n’arrêtais pas de me comparer à eux. Un jour, j’ai lâché prise, je me suis concentré sur moi et sans le savoir avec le temps, je me suis aperçu que mes notes augmentaient, que les gens reconnaissaient mes efforts et que j’étais devenue une personne-ressource. Les gens venaient me voir pour de l’aide et c’est là que j’ai compris que l’important n’était pas d’être la meilleure, mais d’être reconnu pour la personne que l’on est.

Comment Ubisoft fait-elle pour se positionner comme une industrie favorisant l’inclusion dans le milieu du jeu vidéo?

Ubisoft fait beaucoup d’effort pour que chaque personne se sente à l’aise et importante dans l’entreprise. Beaucoup d’activités sont mises en place pour favoriser l’adaptation des nouveaux et renforcer les liens entre les employés. Ubisoft participe également à plusieurs événements pour promouvoir la diversité en milieu de travail. 

Aurais-tu un conseil à donner à des jeunes filles désireuses d’œuvrer dans ce domaine?

Ne cesse jamais de poursuivre tes rêves même si tu remets en question tes talents face à d’autres personnes. Concentre-toi sur toi-même, aide les gens autour de toi, ne te laisse pas abattre par la pression et surtout vis pour ton art et nourrit ta créativité de chaque petite chose qui t’émerveille. Tu verras, tes créations reflèteront vite ton style et deviendront la source de plein de petites choses qui te rendront heureuse. 

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