Publicité
Publicité

Jeu du Jeudi : Return of the Obra Dinn

Depuis plus d’un an maintenant, je présente, sur Jeux.ca, un jeu de société coup de coeur, mon Jeu du Lundi. Temps de confinement, temps de faire de nouvelles choses. Tous les jeudis et jusqu’au retour à la normale, je présenterai ici un jeu vidéo et, pour reprendre les mots de ma chronique du lundi : Qu’il soit récent ou sorti il y a 50 ans, le jeu sera tout le temps un coup de cœur personnel.

J’adore les jeux « hors normes » qui ont des propositions ludiques différentes. J’aime sortir des sentiers battus, d’être surpris par un jeu, de vivre une expérience nouvelle. Et présentement ce sont par les jeux issus de la scène indépendante florissante que se trouvent ces petites perles. Un des derniers en date que j’ai eu le plaisir d’explorer est Return of the Obra Dinn du même créateur que Papers Please… qui sera le sujet d’un prochain Jeu du Jeudi.

Et donc, qu’est-ce que c’est que ce jeu?

Je dois avouer que le jeu me faisais de l’oeil depuis un petit bout de temps déjà, mais la vie étant ce qu’elle était, j’ai laissé trainer près de deux ans. À ma défense ce n’est pas aussi longtemps qu’a disparu le Obra Dinn.

Le navire marchand est parti d’Angleterre en 1802, mais sa trace ayant été perdue en 1803, celui-ci est déclaré comme ayant sombré. Cependant, il réapparait en 1807, non-loin des côtes anglaises et le joueur, un agent d’assurance, est mandaté pour enquêter sur le bateau et éclaircir ce mystère.

Et cet agent d’assurance, c’est le joueur. Et la tâche confiée se révèle très complexe. Il ne suffit pas juste de comprendre comment le bateau a sombré, mais de déterminé ce qu’il est advenu des 60 membres d’équipages et passagers. Il faudra donc associer le nom et poste de la personne avec une image de son visage ainsi que la cause de son décès (ou pas).

Pour y arriver, un précieux outils est à la disposition du joueur : un journal qui contient la liste complète des gens à bord, des illustrations montrant chacun de ceux-ci, un plan du bateau et les pages (encore vierge au début) qui relatent les évènement.

Un second outil, celui-ci plus étrange, est une sorte de montre à gousset qui, lorsque pointée vers les traces d’un décès permet au joueur de « revivre » les derniers instants de cette personne. Ceux-ci se résument la plupart du temps à quelques lignes de dialogues et à un arrêt sur image de la scène en question dans laquelle le joueur peut se déplacer pour observer tous les détails qui lui semblent utiles.

On se retrouve ainsi à « voyager dans le temps » à la recherche d’éléments qui permettent de comprendre ce qu’il est advenu du Obra Dinn et de son équipage. Sans trop vouloir entrer dans les détails et divulgâcher des gens qui voudraient arpenter l’Obra Dinn par eux-même, je dirais simplement que si certains personnages s’identifient très facilement, d’Autres nécessitent beaucoup de « voyages dans le temps » et de déductions.

Et je ne cacherai par que par moment, j’y suis allé selon le principe du essai-erreur. En effet, lorsqu’on a correctement associé l’identité, le portrait et le destin de trois personnages, le jeu les confirme en les validant.

Car si j’ai, en deux journées (ponctuée d’une quasi-nuit blanche), pu résoudre tous les mystères de l’Obra Dinn, il faut avouer que par moment le tâtonnage m’aura été d’un grand secours. Malgré tout, je ne peux que ovus inciter à comprendre par vous-mêmes pourquoi ce navire a disparu, mais aussi pourquoi il est de retour…

À essayer si :

  • Vous aimez les jeux d’enquête qui nécessitent de se retourner le cerveau.
  • La littérature fantastique du XIXe siècle fait partie de vos univers culturels favoris.
  • Vous êtes prêts à embarquer dans une narration complètement déconstruite remplie de rebondissements

À éviter si :

  • Les jeux où vous ne faites « rien d’autre que marcher » vous sont ennuyeux.
  • Les jeux à l’aspect rétro vous donnent mal à la tête.
  • Vous n’avez pas le temps d’y jouer dans un courte période.