Critique – FEZ

Source: Nintendo

FEZ se rappelle à notre bon souvenir

Cette critique de FEZ a été réalisée grâce à un code fourni par l’éditeur.

Annonce surprise du Indie World Showcase de Nintendo, FEZ est de retour mais pas dans la suite tant espérée. C’est plutôt l’original de 2012 qui fait son entrée sur la console hybride. Ne vous attendez pas à quelques bonus ou supplément, il s’agit exactement du même jeu paru sur les autres plateformes. Pour rappel ou pour ceux qui ne le connaitraient tout simplement pas, FEZ est un jeu de plateforme/réflexion un peu particulier. En effet, on commence le jeu avec une représentation 2D plutôt classique comme dans un Super Mario. Mais une fois que l’on récupère le chapeau, on se rend compte que l’on peut pivoter les différents niveaux sur la gauche et la droite pour découvrir de nouveaux passages. Le jeu se déroule toujours sur un pan 2D mais avec des tableaux fabriqués en 3D. C’est extrêmement ingénieux et c’est peut-être aussi pour ça que c’est un jeu québécois.

Dommage que son créateur, Philippe Poisson dit Phil Fish, soit aussi controversé pour avoir tenu toutes sortes de propos de mauvais goût dont insulter les développeurs japonais en pleine GDC. Vous vous souvenez peut-être de lui dans le documentaire Indie Game The Movie qui prenait comme étude de cas le développement de Super Meat Boy et FEZ. C’est un cas d’école dans le sens où il ramène sur le tapis l’importante question de la séparation de l’œuvre et de son auteur. Depuis 2012, FEZ appartient-il toujours à Phil Fish et Renaud Bédard? Où appartient-il aux fans qui l’ont acheté et lui ont permis de rencontrer le succès? Est-ce que son achat est militant dans le sens où une partie des revenus sont reversés à Fish? Le questionnement est légitime et trouve écho avec des artistes déchus comme Michael Jackson, Kevin Spacey ou encore J.K. Rowling.

Quoi qu’il en soit, vous ferez votre acquisition en âme et conscience. Mais sachez que FEZ est excellent quoiqu’un peu répétitif à la longue et avec un système de carte pour se repérer un peu confus. Une modernisation n’aurait pas fait de mal. Après tout, chercher son chemin n’est pas un jeu.

Verdict

Les plus

  • Toujours aussi excellent
  • L’ambiance onirique

Les moins

  • Aucun bonus
  • La controverse attachée à son auteur

Note finale 8 / 10