Une introduction à cette chronique flambant neuve, qui aura pour objectif d’apporter une réflexion sur l’état des lieux actuel du jeu vidéo en abordant, dans chaque nouvel article, un nouveau thème (social, artistique, économique…) lié au monde vidéo ludique.

 

 

Crédit: Guillaume Revert

Posez donc vos manettes ! Laissez votre perso se boire une pinte à la taverne d’Hurlevent! Abandonnez cette partie catastrophique qui ne dépassera pas les vingt minutes parce que le Teemo d’en face a déjà enchaîné deux pentakills là où le vôtre a jugé bon de prendre trois Warmogs! Laissez votre « Pro Genji main » se faire geler par la Mei ennemie et venez nous rejoindre pour cette nouvelle chronique que j’ai nommée « Pensée Gaming Mensuelle », alias PGM. (J’ai mis deux heures à trouver ce jeu de mots. Je veux qu’on vous entende rire jusqu’à Sydney, vous êtes prévenus.)

Il y a presque cinquante ans sortait Pong, commercialisé par Atari en 1972. Près d’un demi-siècle d’évolution, et le jeu vidéo n’en est encore qu’à ses débuts. De nouveaux développeurs talentueux, de nouveaux chefs d’oeuvre et technologies ouvrant tout autant de possibilités de gameplay émergent jour après jour pour ajouter leur pierre à l’édifice vidéoludique. Tout comme la littérature ou le cinéma ont pu connaître des périodes critiques, qui ont radicalement bouleversé l’évolution de ces formes d’art, le jeu vidéo traverse de nos jours une époque capitale de son histoire. À ce jour, le jeu vidéo est encore une toile presque vierge sur laquelle tout est à dessiner et où rien n’est prédéterminé. Les jeux qui se développent à l’heure actuelle, les conventions qui se créent, les entreprises et les médias qui encadrent la création de jeux forment en permanence l’avenir de la scène vidéoludique. Je ne vous apprends rien, vous observez déjà  ces changements dans les titres auxquels vous jouez, dans l’évolution du regard que la société porte sur le jeu, et dans votre quotidien de gamer d’une façon générale. En caricaturant (juste un peu), il y a quelques années, nous, les gamers, étions perçus comme des marginaux, des asociaux et des âmes perdues. Le jeu vidéo était une invention diabolique qui rendait violent, isolait, abrutissait, ramolissait le cerveau et brûlait les yeux. Mais cette vision a bien changé et ne cesse d’évoluer encore et encore, à tel point que nous attribuons aujourd’hui au jeu vidéo de nombreuses vertus. Le jeu vidéo favoriserait l’interaction sociale, aurait des bienfaits médicaux, serait une nouvelle forme d’art ! J’aborderai tous ces sujets en temps voulu.

Une nouvelle chronique ? Mais pourquoi donc ?          

Parce que nous vivons une ère critique pour le jeu vidéo, il est important pour nous, joueurs, de prendre de la hauteur par rapport aux changements qui s’opèrent, et de toujours garder une longueur d’avance afin d’orienter le jeu vidéo vers la direction qui nous paraît la plus souhaitable. C’est dans cette optique que j’ai voulu créer cette chronique. J’utilisais, un peu plus haut, la métaphore de la toile vierge. Si on veut peindre cette toile correctement, encore faut-il savoir quoi peindre. Si on veut savoir quoi peindre, encore faut-il y avoir réfléchi. Si on veut bien réfléchir à ce qui est désirable pour l’avenir du jeu, encore faut-il avoir réfléchi au préalable à l’état des lieux actuels du jeu vidéo, à ce que nous sommes capables de faire, et à ce que nous pourrions potentiellement réaliser avec l’outil vidéoludique. C’est précisément ce que nous ferons dans « Pensée Gaming Mensuelle ».

De nouvelles technologies émergent en permanence et révolutionnent notre façon de jouer.
Crédit: Crédit: Michael Bowles/REX/Shutterstock.

Au fil de cette nouvelle chronique, je ferai l’état des lieux du jeu vidéo tel que nous le connaissons aujourd’hui, en abordant des thèmes variés qui lui sont liés. Ces thèmes pourront être artistiques, politiques, sociaux, philosophiques. Quels qu’ils soient, j’essaierai de lier le jeu vidéo à des questions plus larges, de m’interroger sur certains de leurs aspects particuliers, sur leur potentiel, sur la façon dont les jeux pourraient être améliorés, et la façon dont ils pourraient être bénéfiques pour la société.  J’aborderai des sujets comme l’interaction sociale en ligne, la peur dans le jeu vidéo, le jeu vidéo en tant que sport (question qui, semblerait-il, intéresse particulièrement la scène publique actuellement), le jeu vidéo en tant qu’art, les influences mutuelles du jeu sur la politique et de la politique sur le jeu. Tant de sujets et si peu de temps pour en débattre !

«Tout comme la littérature ou le cinéma ont pu connaitre des périodes critiques […] le jeu vidéo traverse de nos jours une époque capitale de son histoire.»

Votre point de vue est important !

Oui, vous avez bien lu, débattre. Je ne suis qu’un joueur passionné, parmi des millions d’autres, qui s’interroge sur l’avenir du jeu, et qui souhaite le meilleur pour le futur du monde vidéoludique. Aussi, je ne prétends certainement pas, dans cette chronique, dicter aux joueurs ce qu’ils doivent penser ! Tout ce qui sera dit dans PGM relève de mon analyse personnelle, qui n’a ni plus ni moins de valeur et de légitimité que la vôtre ! Si le cœur vous en dit,  je vous encourage à nous faire part de vos idées et de vos expériences personnelles lorsque nous rentrerons dans le vif du sujet (ce qui ne saurait tarder). Dans cette chronique « Rien n’est vrai, tout est permis » (à bon entendeur, ou surtout, à bon Auditore! HA! … d’accord j’arrête…). Je vais aborder de nombreux thèmes, notez toutefois que je ne suis pas un spécialiste des notions dont il sera question. Si un des thèmes à paraître dans cette chronique vous passionne, ou si vous êtes un expert en la matière, faites-moi part de vos impressions et de votre expertise ! J’espère, par mes articles, pouvoir vous faire réfléchir, mais j’ai aussi beaucoup à apprendre de vous ! Et si un sujet en particulier vous tient à cœur, faites-le moi savoir, je pourrais peut-être lui dédier un article. Après tout, c’est en s’écoutant entre joueurs qu’on donnera au jeu vidéo le futur qu’il mérite.

Ceci n’était qu’une introduction à cette nouvelle chronique, le premier véritable thème de la série est à paraître très prochainement! D’ici là, restez connectés et faites bien une pause d’un quart d’heure après chaque tranche d’une heure de jeu, c’est important.

Keelah se’lai!

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