Jeu du Lundi : Betrayal at House on the Hill

C’est lundi et, on le sait tous, le lundi personne n’a envie de travailler. On recherche le moindre prétexte pour procrastiner. C’est donc avec grand plaisir que je vous annonce vouloir vous aider dans votre quête de tout-faire-sauf-du-travail. Tous les lundis, je vous donne le droit de décrocher quelques minutes en vous présentant un jeu de société. Qu’il soit récent ou sorti il y a 50 ans, le jeu sera tout le temps un coup de cœur personnel.

Ce lundi, je vous propose de découvrir Betrayal at House on the Hill. Un jeu tout particulier pour moi car, paru en 2004, c’est un des premiers jeux qui m’a amené à découvrir les jeux modernes. Et j’y ai joué, beaucoup… vraiment beaucoup.

betrayal at house
Première édition à gauche (2004) et seconde à droite (2010)

Et donc, qu’est-ce que c’est que ce jeu?

Vous et, au maximum, cinq de vos amis incarnez un groupe qui décide d’aller visiter ce vieux manoir décrépi là-haut sur la colline. Vous savez, celui caché par les arbres tordus et éclairés par une pleine lune ou alors par quelques brefs éclairs sous une pluie battante. Avant d’entrer, vous entendez des hurlements de loups au loin et lorsque vous passez le portique, la porte se ferme violemment derrière vous. Quelle est la seule solution dans un tel cas? Se séparer, bien sûr!

Le jeu est divisé en deux grandes phase : l’exploration et la hantise. Dans la phase d’exploration, tous les joueurs visitent le manoir qui se forme en pigeant des tuiles. Au fur et à mesure, les joueurs accumulent des objets ou font face à des évènements, mais surtout découvrent des présages. Ceux-ci, lorsque se croisent certaines conditions, déclenchent la deuxième phase. À ce moment, le jeu change complètement et un scénario, parmi les 50 proposés par le jeu, détermine un joueur comme un traitre. Celui-ci, possédé par le manoir cherche à accomplir un objectif précis tandis que le reste du groupe tentent de l’en empêcher!

betrayal house hill comp
Quelques pièces de jeu

Pour ce qui est des mécaniques, le jeu repose principalement sur le hasard ; toutes les épreuves rencontrées par les joueurs sont résolues à coup de dés. Et pour les intéressés, il existe une extension (Widow’s Walk) qui ajoute 50 nouveaux scénarios en plus de cartes et tuiles manoir supplémentaires. De plus, deux jeux indépendants ont été publiés : Betrayal at Baldur’s Gate (même jeu mais dans un univers médiéval-fantastique -Royaumes Oubliés pour les connaisseurs-) et Betrayal Legacy (une version legacy du jeu… dont je parlerai sûrement dans une prochaine chronique).

betrayal trio
Extension Widow’s Walk (gauche), version Baldur’s Gate (centre) et version Legacy (droite)

À essayer si vous aimez :

  • Les jeux menés par la narration
  • Des retournements de situations improbables
  • Les films de série B

À éviter si :

  • Vous avez une allergie au hasard
  • Vous n’êtes pas fans de jeu coopératifs ou semi-coopératifs
  • Vous n’êtes pas prêts à y aller approximativement avec les règles

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