Critique – Record of Lodoss War: Deedlit in Wonder Labyrinth

Bienvenue dans le labyrinthe des merveilles de Deedlit

Les Chroniques de la guerre de Lodoss sont, à l’origine, des romans de Fantasy de l’auteur japonais Ryo Mizuno. Ils sont inspirés des écrits de Tolkien et des jeux de rôle sur table Donjons & Dragons. Ils racontent l’histoire du monde de Lodoss avec ses chevaliers, ses elfes (dont Deedlit fait partie), ses nains, ses magiciens et ses royaumes. Parmi les adaptations les plus célèbres on peut citer le manga puis l’anime ou encore le jeu Dreamcast.

Record of Lodoss War: Deedlit in Wonder Labyrinth prend place après la fin de l’anime et nous met dans les chausses de l’elfe Deedlit. Elle se réveille sans trop savoir où elle est. C’est à ce moment qu’on la contrôle et dès les premiers instants on sait que l’on a affaire à un successeur spirituel de Castlevania Symphony of the Night. Les animations de Deedlit sont grandement inspirées de celles d’Alucard pour ne pas dire copiées. Rien de grave étant donné que c’est toujours très classe.

Deedlit a plus d’une corde à son arc

La progression est identique au jeu de Koji Igarashi. On déambule sur une grande carte. Certains passages sont bloqués et il faudra y revenir une fois le pouvoir correspondant obtenu. On gagne des niveaux en éliminant monstres et boss. C’est très classique mais toujours aussi fun. Par ailleurs comme dans le jeu de Konami, on peut s’équiper de différentes armes blanches.

Là où Record of Lodoss War: Deedlit in Wonder Labyrinth tire son épingle du jeu, c’est avec ses mécaniques uniques. En premier lieu, Deedlit, en tant qu’elfe qui se respecte, est équipée d’un arc (à récupérer un moment après le début du jeu). Elle peut alors non seulement tirer sur ses ennemis depuis une distance respectable mais aussi activer des mécanismes que seules ses flèches peuvent atteindre.

Mais ce n’est pas tout, puisque l’elfe de Lodoss reçoit également l’aide de deux esprits : celui du vent et celui du feu. Actifs en permanence, chacun de ses pouvoirs lui donne la possibilité de traverser des zones correspondantes mais pas seulement. L’esprit du vent lui donne la possibilité de flotter et de léviter.

Par ailleurs, chacun des deux esprits a une jauge de trois niveaux. On la remplit en éliminant des ennemis ou en tapant sur des morceaux de viandes. Une fois pleine, une grosse voix indiquera « Level 3 ». C’est un indicateur qui signifie également que lorsque la jauge de l’un des deux esprits est remplie, la barre de vie de l’héroïne est progressivement rechargée. Très pratique. Mais attention, le moindre dommage ennemi et on perd un niveau de jauge.

Un temps d’adaptation

Personnellement, je classe Castelvania Symphony of the Night dans mon Top 3 des meilleurs jeux de tous les temps (aux côtés de Skate 2 et Tales of Phantasia si vous voulez tout savoir). L’idée de pouvoir jouer à son successeur spirituel m’enchantait donc au plus haut point. Mais je dois avouer que lors de ma première partie (effectuée sur PS5 grâce à un code remis par l’éditeur), j’ai eu un peu de mal et me suis beaucoup énervé. Mais je voulais sûrement aller trop vite en besogne tellement j’avais hâte de voir ce que me réservait la suite du jeu.

J’ai surtout pesté contre les boss qui ont pourtant des patterns facilement reconnaissables. C’est pourquoi je me suis lancé dans le jeu une nouvelle fois sur Xbox Series X via le Game Pass. Et, même si je suis mort quelques fois (on ne se refait pas), j’ai abordé l’aventure avec beaucoup plus de calme et de stratégie. J’ai en effet remarqué que passer de l’un à l’autre des esprits n’était pas si compliqué en situation de stress.

Quoi qu’il en soit, il vous faudra peut-être un temps d’adaptation comme moi ou pas du tout si vous êtes très doué du premier coup. Le seul réel reproche que l’on peut faire à Record of Lodoss War: Deedlit in Wonder Labyrinth est qu’il est trop court. Moins d’une dizaine d’heures pour en faire le tour. On espère donc une suite de toute urgence et on félicite le studio pour ce travail et ce jeu très fun.

Verdict

Les plus

  • Dans la droite lignée de Castlevania Symphony of the Night
  • Les graphismes soignés
  • Les mécaniques liées aux esprits
  • Les boss gigantesques

Les moins

  • On en veut plus!

Note finale 8 / 10