Critique – Persona 5

Jeux.ca - 4 Avr. 2017 9h20

Si la perfection n’est pas de ce monde, Persona 5 prouve qu’on peut s’en rapprocher avec panache.

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Démarrage en fanfare

Près de 10 ans après le précédent volet, Persona est de retour avec un cinquième épisode. Pour ceux qui suivent c’est en fait le sixième jeu, le second étant scindé en deux pour donner des points de vue différents sur une même intrigue.

Une fois n’est pas coutume, le jeu démarre sur les chapeaux de roue. On est lâché dans un casino haut en couleurs avec une chanson rythmée en fond. Tel Arsène Lupin, on multiplie les cabrioles pour échapper aux nombreux gardes lancés à nos trousses. Mais un combat est inévitable. Les développeurs se la jouent dealer de drogue en nous laissant disputer une bataille sans pour autant trop batifoler dans les options. La première dose est enivrante et on en veut plus mais il va falloir faire preuve de patience.

Jeu de rôle japonais oblige, le prochain combat n’aura pas lieu avant au moins une bonne heure. Le temps de poser le décor et l’intrigue. Cette dernière prend une tournure directement sombre puisque la scène d’introduction se solde par l’arrestation pure et simple de notre protagoniste qui passe alors un sale quart d’heure en garde à vue. C’est le visage tuméfié et rougit par les coups que l’on retrouve notre héros. Interrogé par une mystérieuse femme, notre personnage principal est alors amené à puiser dans ses souvenirs pour raconter son histoire depuis le début. Persona 5 peut enfin démarrer.

Une richesse non dissimulée

En termes de gameplay, Persona 5 met ses prédécesseurs à l’amende. Alors que Persona 4 parfaisait la formule du 3, voilà que cet épisode fait encore mieux que son ainé! C’est difficile à croire mais devant tant de raffinement, on a tôt fait de se laisser séduire.

Comme d’habitude on alterne entre notre vie d’étudiant presque modèle et de défenseur de la veuve et de l’orphelin. Ces séquences sont toujours entrecoupés de multiples activités comme la lecture, la confection d’outils mais aussi et surtout la cultivation de nos liens sociaux.

Ces derniers ont par ailleurs été simplifiés pour mieux se mêler à l’ensemble. C’est très réussi. Chacune de ses amitiés vous permettra d’acquérir des compétences passives et actives toutes plus utiles les unes que les autres. Grâce à la joueuse de shogi, vous pourrez par exemple changer l’un des membres de votre équipe en combat. Les possibilités sont nombreuses.

Mais là où Persona 5 fait fort c’est dans la présence d’un donjon supplémentaire accessible quasiment à tout moment, le Mementos. Après avoir quelque peu avancé dans le jeu, vous découvrirez un palais pour les pensées distordues du grand public. Ce dernier vous encouragera à descendre de plus en plus loin jusqu’à atteindre ses profondeurs. En ce sens, ce cinquième épisode fait vraiment pensé à mélange entre Persona 3 et son donjon unique, et Persona 4 avec ses mondes pour chaque personnage. Le mix est détonnant!

À revers!

Nouveauté de ce volet est l’infiltration. Certes ce n’est pas du Metal Gear Solid mais on peut facilement se cacher derrière certains éléments de décor afin de prendre les Shadows à revers et avoir l’initiative. Par ailleurs, si on se fait repérer dans un donjon, le niveau de sécurité augmentera. Cela aura pour effet de diminuer l’efficacité de notre discrétion.

Concernant les combats, Atlus a réussi à faire encore mieux qu’avant. Les batailles se déroulent de la même façon que les précédents volets à quelques détails près. Le but est toujours de trouver et d’exploiter la faiblesse des ennemis dans le but de déclencher une All Out Attack dévastatrice. Mais on peut aussi dialoguer avec les monstres une fois ceux-ci au tapis pour qu’ils nous donnent un objet, de l’argent, ou rejoigne notre équipe. Mais ce n’est pas tout puisqu’on peut maintenant utiliser une arme à feu comme dans le tout premier épisode. Chaque personnage dispose de sa propre arme. Une fois les liens sociaux développés on pourra aussi profiter d’une faille de l’ennemi pour passer la main à un comparse sans perdre de tour. Utile lorsqu’on se retrouve face à plusieurs ennemis différents.

L’autre facette de Tokyo

Après les différentes villes de campagne, Persona 5 se déroule dans Tokyo. La capitale nipponne est en toile de fond de cette aventure hors normes. Les quartiers majeurs comme Shibuya, Shinjuku, Harajuku et Akihabara sont bien évidemment au rendez-vous.

Cela étant dit, votre lieu d’habitation se trouve dans le quartier fictif de YongenJaya (basé sur le véritable SangenJaya). Persona 5 puise dans la réalité et s’en inspire pour délivrer un univers crédible et cohérent.

Les phases de jour vous enjoignent à participer à de nombreuses activités, la première étant l’école. Lycéen de votre état, vous ne passerez pas à côté de ce passage obligé de la vie de tout adolescent, surtout au Japon. Mais n’ayez craintes, les loisirs sont nombreux de Persona 5. En ce sens, le titre d’Atlus fait honneur à la série et contribue à célébrer le pays du soleil levant dans tout ce qu’il a de plus génial, excessif mais aussi de sombre.

Nouveautés?

Après le Tartarus dans Persona 3 et les mondes des télévisions dans Persona 4, ce cinquième épisode s’intéresse aux désirs distordus d’une poignée d’individus. Ces derniers créent des palais dans le monde cognitif que seuls nos héros peuvent visiter en toute conscience. Puis, après le pistolet pour le troisième et les lunettes dans le quatrième, Persona 5 laisse place aux masques portés par chacun des protagonistes jouables. Une bien belle façon de renouer avec les origines de la série.

Les sujets abordés dans Persona 5 sont nombreux, parfois durs mais toujours touchants grâce à une excellente mise en scène et une bande son adaptée. Certains personnages sont coupables d’abus aussi bien verbal que physique et sexuel. D’autres sont des hikkikomori, ces reclus de la société qui ne sortent pas de chez eux. Le sujet est suffisamment tabou pour que l’on soit surpris de le voir traité dans un jeu vidéo. Cependant, on n’atteint pas la maitrise et le choc de Persona 4 ou du dernier tiers de Persona 3, la faute à une trop grande diversité probablement. Trop de sujets, tue le sujet comme dirait l’autre.

Moulin à paroles

Si comme à son habitude le protagoniste est muet ou presque, les autres personnages comblent allègrement ce vide. Persona 5 est un jeu très bavard. La meilleure façon d’en profiter selon nous est d’opter pour les doublages originaux japonais. Très réussis, grâce à eux le jeu prend vie comme jamais. Que ce soit en combat, dans les donjons, ou durant les cinématiques, tout le monde parle. À nouveau les dialogues sont très réussis et bien écrit donnant du corps à l’ensemble. On pense notamment au passage qui nous a fait rire comme jamais dans un jeu avec Morgana et Futaba durant lequel cette dernière allume des feux d’artifice au détriment du chat. Hilarant!

Champion du style

Profitons-en également pour souligner l’exceptionnel travail artistique. Après le bleu de Persona 3 et le jaune de Persona 4, place au rouge (et noir) pour Persona 5. Les développeurs nous l’avaient soufflés en diffusant la première image du jeu il y a quelques années, mais en action c’est d’autant plus impressionnant. Quel panache! Le rouge de la passion, le rouge du sang, le rouge de l’amour, le rouge de la colère. Tant de significations pour un jeu qui les exploite toutes. De plus Persona 5 n’est sûrement pas le titre le plus techniquement réussi mais il pallie ce défaut avec un style unique offrant une atmosphère et une ambiance qui le sont tout autant.

Et comment ne pas parler des musiques de Shoji Meguro qui collent parfaitement à l’ambiance générale. Un peu en deçà des précédents volets à notre avis, elles restent exceptionnelles et à des années lumières des pistes génériques de la majorité des productions AAA occidentales. Shoji Meguro est un génie exploitant ses sonorités mêlant jazz, J-Pop, hip-hop, rock avec brio et dont lui seul a le secret. Les chansons sont interprétées par la pétillante Lyn qui délivrent des performances qui vous resteront en tête pendant très longtemps.

Persona 5 Screenshot
Persona Screenshot

Syndrome d’Icare

Comme nous le disions en introduction, Persona 5 n’est pas parfait. Le plus grand reproche qu’on peut lui faire c’est d’allonger artificiellement sa durée de vie en forçant à attendre un certain temps avant pouvoir continuer l’aventure. Plus ou moins justifié par le scénario, cette façon de faire tient plus du remplissage qu’autre chose. C’est dommage mais au moins on en a pour notre argent.

De plus, l’intrigue n’est pas la plus intéressante dans la série. En effet, le fil rouge et conducteur de ce volet n’est pas des plus sensés. On suit les pérégrinations de notre groupe d’adolescents sans vraiment savoir où l’on se rend ni dans quel but. De plus un personnage rejoint l’équipe tellement tard qu’on se demande ce qui a pu passer par la tête des développeurs. Changer le cœur de vils antagonistes c’est bien. Les lier autrement que par une pirouette scénaristique, c’est mieux.

Tout comme la référence aux réseaux sociaux qui finalement débouche sur une moralité hasardeuse en fin de jeu. Un coup d’épée dans l’eau que ce scénario de Persona 5. On en profite pour rappeler qu’un anime officiel vient de commencer à être diffusé au Japon pour célébrer le premier anniversaire du jeu. 24 épisodes sont prévus avec la même équipe pour les animations, le doublage et la musique.

Conclusion

Si vous aimez les JRPG, Persona 5 est un must. Il fait honneur à la série sans pour autant atteindre le nirvana en termes de scénario. Mais ce qu’il n’accomplit pas dans l’histoire, il l’atteint dans le gameplay qui est le plus réussi de la série. C’est bien simple, on ne voit pas le temps passer et on a du mal à s’arrêter. On espère juste qu’Atlus ne mettra pas 10 ans à développer le prochain épisode!

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